Zerotech Dobby
270€drone selfie très sympa
peut filmer en 4K ou en FHD à 30i/s
bon rapport qualité/prix
compact et pliable, facile à transporter

Depuis quelques temps, les drones de selfies  intéressent de plus en plus les consommateurs. C’est dans cette otique que le Zerotech Dobby a été conçu. C’est un petit quadricoptère pliable destiné à faire des selfies avec des fonctionnalités qui vous permettrons de faire les meilleures prises de vues possibles

Packaging

Le Zerotech Dobby est emballé dans une petite boite blanche plutôt épurée avec  juste les mentions Zerotech et Dobby écrites dessus. Le couvercle s’ouvre en la soulevant. Le drone plié est au début la seule chose qu’on voit. Il repose sur un socle en plastique et dessous il y a tous les accessoires.
Dans la boite on peut trouver le drone, une batterie, un chargeur, un adapteur secteur, un adapteur USB et une manuelle d’utilisation.

Design

Quand il est plié, le drone ne ressemble pas du tout à un quadricoptère. Son design est plutôt original, différent des mini drones de selfies habituels, tant et si bien que du premier regard avec les bras qui sont repliés, on ne voit que la coque et on ne penserait pas que c’est un drone qui se trouve dans la boite. Concrètement,  le drone est de forme allongé avec l’avant et l’arrière arrondi. Sur le dos du drone on voit écrit à l’avant Zerotech et à l’arrière Dobby. Au milieu des deux écritures, il y a un bouton qui sert à mettre le drone sous tension.
Les bras se replient totalement et harmonieusement dans une trappe de chaque côté du drone. Le mécanisme est très doux et il suffit de tirer les bras doucement pour qu’ils se déplient. Un système de blocage permet de les maintenir ouverts durant l’utilisation et il faut les pousser doucement pour qu’ils se renferment pour le transport.  Les bras ne sont pas droits, ils sont légèrement incurvés vers l’intérieur pour pouvoir bien épouser la forme du drone quand ils sont pliés.
Au bout de chaque bras, on peut voir un petit moteur brushless et au dessus, les hélices de types bipales.
L’avant du drone est occupé par la caméra encastrée dans la coque. Cette caméra est montée sur une charnière qui permet de régler le tilt manuellement avant le décollage. En dessous on peut voir un connecteur micro USB
A l’arrière du drone, il une grille de ventilation. La batterie est logée au niveau du ventre  de l’appareil. Elle se place dans une petite trappe et se fixe par un système de clip. La batterie est dotée de petits Leds  et d’un bouton qui renseignent sur son niveau charge. Toujours sur le ventre, on peut voir  une caméra verticale et un capteur à ultrason.
En matière de dimensions, le Zerotech Dobby est un drone ultra compact. Plié, il mesure  13.6 cm de longueur, 6.5 cm de largeur et 3.6 cm de hauteur. Avec ces dimensions, il peut tenir dans une main et aussi dans une poche pour le transport. Déplié, il mesure 13.6 cm de longueur, 14.5 cm de largeur et 3.6cm de hauteur. Les pales des hélices mesurent 3.1cm chacune et 7.7cm au diagonale.
Prêt à voler, le drone pèse un poids plume de 199g dont les 53g représentent  le poids de la batterie.
Le drone tout entier est conçu avec du plastique. Le tout est d’une couleur blanche nacrée et les écritures sur le dos sont en noir. La finition du drone a été soignée. L’emballage, le drone et les accessoires renvoient une image d’un produit de bonne qualité.

Caractéristiques techniques

Le drone est équipé de 4 moteurs brushless. Les hélices sont de types autobloquants.
Le drone est alimenté par une batterie Lipo 2S 970 mAh. Cette batterie permet une autonomie d’environ 6 minutes en extérieur  sans trop de vent et 8 minutes en intérieur. Même pour un drone de ce genre, cette autonomie est plutôt dans la moyenne basse en comparaison  à d’autres drones selfies comme le Yuneec Breeze qui dispose d’une autonomie de 12 minutes par exemple ou le Wingsland S6 qui peut prétendre à une autonomie de 10 minutes. Cependant, dans la mesure où le drone est sensé prendre des photos du pilote et que ce dernier est toujours à proximité, il n’est pas forcément nécessaire qu’il dispose de beaucoup d’autonomie. Il y a aussi la possibilité de se procurer des batteries de rechanges et comme la recharge se fait avec un chargeur indépendant, il est possible de charger une batterie pendant qu’on utilise une autre, mais il faut prévoir alors le prix d’une batterie. Une recharge complète prend environ 2h.
En vol, sans trop de vent, le Zerotech est assez précis et très stable. Il dispose de GPS et de Glonass, de gyroscope 3 axes, d’un accéléromètre 3 axes,  de capteurs à ultrasons,  d’une caméra verticale, d’un baromètre altimétrique et enfin d’une boussole électronique. Le tout est contrôlé par un processeur SnapDragon 801 quadcore 32 bits cadencée à 2,3GHz avec un processeur graphique (GPU) Adreno 332 et une unité de calcul (DSP) Hexagon.
Le positionnement se fait par deux modules, le GPS et le Glonass.  Cela permet d’obtenir un signal satellite plus rapidement en choisissant le signal le plus évident.
L’accéléromètre mesure l’inclinaison et l’amplitude de l’accélération, le gyroscope permet de mesurer la vitesse angulaire et l’orientation du drone, la boussole permet de déduire l’orientation du drone par rapport au nord magnétique et le baromètre altimétrique permet une meilleure correction de l’altitude
Le capteur à ultrason permet de connaître et de corriger la hauteur du drone. Il fonctionne en envoyant vers le sol à intervalle régulier un ultrason. Ce sont percute le sol et se réfléchit vers le capteur. C’est le temps que l’ultrason met à revenir vers le capteur qui permet de connaître la hauteur du drone.
La caméra verticale est assignée à l’obtention de la stabilité horizontale. Cette stabilité s’obtient par comparaison des images prises en temps réel par la caméra et correction de la dérive si les images ne sont pas identiques (le drone bouge).
Avec toute cette technologie, le drone est capable de se maintenir en l’air avec un vol très stable pratiquement  sans intervention d’un pilote.
Le drone est  compatible aux vols aussi bien en intérieur qu’en extérieur. En intérieur, en l’absence de GPS, la caméra verticale et le capteur à ultrason permettent la stabilisation du drone. En extérieur, il faut faire attention à ce qu’il n’y ait pas trop de vent sinon avec son gabarit, le drone risque d’être emporté.
La caméra est une  1/3.06 pouces CMOS avec une résolution de  13 MP avec une focale de 28mm. La résolution des vidéos est de 4K à 30 i/s et de 1080p. Le format de sortie est de MP4.
La caméra peut aussi prendre des photos à 13Mp (4208 × 3120p). Les photos sont en format JPEG. Une fonction Timelapse est disponible
La stabilisation de l’image est numérique avec une technologie assez proche de celle du Bebop 2 de Parrot appelée Electronic  Image Stabilization. Le principe consiste à filmer en 4K puis l’image est recadrée en 1080p, le logiciel se servant du surplus de pixels pour stabiliser l’image. En intérieur, sans vent, la stabilisation numérique est assez efficace, mais dès qu’il y a du vent qui secoue le drone, la stabilisation montre vite ses limites et les images sont aussi secouées que le drone. Des effets Jello apparaissent  ainsi que des bandes noires sur les bords  quand le drone fait un mouvement trop brusque. Cette stabilisation n’est donc pas aussi efficace qu’une stabilisation avec nacelle brushless dans laquelle les images ne bougent pas même quand le drone lutte contre le vent ou les pilotages un peu brusque et malgré la technologie assez semblable, la stabilisation numérique du Zerotech Dobby n’est pas non plus aussi efficace que celle sur le Parrot Bebop 2.
Cependant, lorsque le drone n’est pas obligé de lutter contre les éléments, il produit des images plutôt belles pour un appareil de cette taille. Que ce soit en photo qu’en vidéo, les photos et les vidéos ont de belles couleurs, sont nettes  et sont bien contrastées. Aussi bien avec la vidéo que la photo, des réglages sont disponibles pour sublimer la prise de vue.
Le drone filme à 30i/s, ce qui est largement suffisant si le drone se limite uniquement à des mouvements assez lents et avec la caméra qui reste sur le sujet. Mais pour un vol plus rapide, par exemple avec la fonction Follow-me si vous vous déplacez  rapidement ou,  un autre cas, si vous faites des prises de vue panoramiques, du 60i/s est plus adapté pour avoir des images fluides, dépourvues de saccades.
Le drone se pilote avec un smartphone via l’application Do.fun. L’application est téléchargeable gratuitement sur Google Play  pour les appareils Android et l’App Store pour l’Iphone. La connexion entre le drone et le téléphone se fait par wifi. La portée du signal est annoncée par le constructeur à 100m, mais durant les tests, le drone a commencé à perdre le signal vers 80m, donc attention.
Concernant, l’application dédiée, une fois téléchargée sur votre téléphone, elle permet de piloter le drone, de recevoir le retour vidéo et de procéder aux réglages des paramètres du drone.
Cette application est encore en cours de développement, et il y a ainsi certaines fonctionnalités qui sont présentes mais qui ne marchent pas. L’interface est correcte. L’écran pour le pilotage affiche le retour vidéo en fonds et en surimpression, vous avez deux joysticks virtuels pour piloter le drone, les données de télémétries ainsi qu’une multitude de petits boutons de commande. L’écran est plutôt fourni.
Vous trouverez aussi plusieurs autres écrans qui servent au réglage des paramètres du drone.

Utilisation

Le drone est prêt à être utilisé dès sa sortie de la boite, mais avant le premier décollage, il est conseillé de parcourir les réglages et les paramètres du drone.
Pour l’appairage du drone avec le téléphone, mettez le drone sous tension. Il crée alors un hotspot sécurisé par un mot de passe. Connectez-vous avec votre téléphone sur ce wifi ; Pour plus de sécurité, n’oubliez pas de changer le mot de passe par défaut. Ensuite vous pouvez lancer l’application Do.fun. Au début, elle demande une inscription gratuite. Une fois que c’est fait, l’écran affiche le retour vidéo avec une latence d’environ 180ms qui augmentera au fur et à mesure que le drone s’éloigne de vous, ainsi qu’une multitude de petites icônes de commande.
L’application vous demande si volez en intérieur ou en extérieur. Si vous choisissez en intérieur, le drone n’attend pas l’acquisition de satellite pour pouvoir voler, mais prend quand même le signal en compte au cas où il en capte.
Jetez un petit coup d’œil sur les icônes maintenant pour paramétrer le drone. Vous pouvez choisir entre prendre des photos ou des vidéos. Vous pouvez aussi faire voler le drone en mode selfie, c’est-à dire la caméra tournée vers vous, c’est le mode par défaut, ou en mode  normale c’est-à dire le dos du drone face à vous. En tous les cas l’orientation des commandes ne change pas.
Pour le mode de pilotage, le Motion Sensing est celui qui est activé par défaut. Avec ce mode vous dirigez le drone  en utilisant le gyroscope du téléphone. Il faut alors incliner votre téléphone vers la direction où vous voulez que le drone aille. Un slide sur l’écran permet de monter, de descendre ou de faire une rotation. L’autre mode, le mode sticker affiche des joysticks sur l’écran et ce sont ces joysticks qui vous permettent de diriger le drone et pour le dernier mode, le mode Safe Rocker, des boutons remplacent les joysticks. Pour les deux derniers modes il est possible de choisir mode 1  commande des gaz  à droite, ou mode 2 commande des gaz à gauche.
Le décollage peut se faire de deux manières différentes, soit en posant le drone par terre, soit depuis le paume de votre main. Cette dernière manière n’est pas très recommandée car le drone n’est pas équipé de protection d’hélices et en cas de fausses manœuvres, les hélices pourraient vous toucher au niveau de la main ou du visage. Bref, prudence étant mère de sûreté, il vaut mieux éviter les accidents et poser le drone sur une surface bien plane loin de votre visage pour le décollage. Appuyer sur la touche dédiée au décollage et le drone s’élève et reste en stationnaire à environ 1m en attendant les commandes. Le vol stationnaire est très stable. Les capteurs font bien leur travaille.
Le Zerotech Dobby propose différents mode de vol:

  • Le short vidéo : avec ce mode, vous prenez de courtes séquences de vidéo de type dronies
  • Le follow me qui se divise en deux fonctions. Le target tracking et le Face tracking. Cette fonction de Zerotech Dobby ne se base pas sur un GPS comme il se fait habituellement chez les drones concurrents, mais plutôt sur la  reconnaissance des formes et des objets pour le target tracking, et la reconnaissance faciale pour le face tracking. Ces fonctionnalités marchent plus ou moins bien car les tests ont rencontré quelques problèmes. Avec le target tracking, le drone doit suivre un objet pré indiqué et le garder dans les champs de la caméra. Ce mode fonctionne « bien » à condition que l’objet soit bien différenciable du paysage, qu’il se déplace vraiment très lentement et que rien ne vient perturber le champ de vision pendant la prise de vue. Le mode face tracking présente les mêmes contraintes, mais il a la particularité d’être un peu dangereux aussi. Explications : pour pouvoir reconnaître les visages et ainsi les suivre, il faut que le drone évolue à une distance comprise entre 1m et 2m du visage de la cible à partir de 3 mètre de distance le suivi devient vraiment difficile. Comme les hélices tournent très vite sans avoir de protection et que le drone est quand même assez près du visage, une erreur de pilotage risque de créer un accident.
  • Le mode orbit : avec ce mode, le drone tourne autour de vous durant la prise de vue. Le drone doit garder une altitude assez basse pour vous garder dans le champ car la caméra n’est pas inclinable.
  • Le drone a aussi un mode RTH qui s’appuie sur les données GPS du lieu d’où il a décollé pour y revenir automatiquement.

L’atterrissage du drone se fait aussi en appuyant sur le bouton atterrissage sur l’écran. De même qu’avec le décollage, il est déconseillé pour des raisons de sécurité  de faire atterrir le drone sur votre main, même si cette fonction est proposée. Vous pouvez aussi atterrir manuellement.

Conclusion

Le Zerotech Dobby est un petit drone très sympa. Il a une belle allure et propose des prestations plutôt correctes. Nous avons apprécié sa grande stabilité surtout en basse altitude, sa grande maniabilité et une bonne assistance au pilotage, ce qui le rend idéale pour les novices. Sa formule pliable et sa compacité facilite beaucoup son transport et si nécessaire on peut le ranger dans sa boite d’emballage pour le transporter. Les photos et les vidéos sont bonnes quand le drone n’est pas secoué par trop de vent par contre la stabilisation des images flanche très vite dès qu’il y a du vent. L’application n’est pas encore tout à fait aboutie et certaines fonctionnalités ne fonctionnent pas encore, mais nous espérons que de prochaines mises à jour vont régler le problème et pourquoi pas proposer une interface en français. Une protection pour les hélices serait aussi un plus vraiment nécessaire à ajouter aux accessoires afin de pouvoir profiter sans danger de certaines fonctionnalités du drone qui nécessitent une grande proximité avec le pilote.

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