Yuneec Breeze 4K
350Excellent selfie drone avec une caméra 4K
Caméra bien stabilisée filmant en 4K
Pilotable avec votre smartphone
Drone intelligent avec le Retour au point de départ

Yuneec, Le concurrent chinois de DJI a aussi sorti sa version du petit drone selfie, le Yuneec  Breeze. Il est compact, dispose de plusieurs fonctionnalités, est facile à utiliser et surtout, il est équipé d’une caméra 4K. Voyons cela  plus en détail.

Présentation

Le Breeze 4K est un drone ultra compact destiné à faire des selfies. Il a été sorti par Yuneec en septembre 2016  un an après la sortie du Bepop de Parrot et quelques mois avant la sortie du Mavic Pro de DJI, ses principaux concurrents. Il se démarque par une caméra qui peut filmer en 4et une stabilisation de l’image numérique comme pour le Bebop.

Le drone est emballé dans une  belle boite blanche dans laquelle le drone et ses accessoires sont fermement callés dans de petits compartiments pour  les protéger des chocs du transport. Ainsi, vous pouvez garder cet emballage et l’utiliser pour transporter le drone en veillant à le prendre du bon coté afin d’éviter qu’elle ne s’ouvre et que le drone tombe.

Dans la boite avec le drone, vous pourrez trouver sa batterie et le chargeur, les protections pour les hélices, et  des hélices de rechange.

Design

La coque a une forme un peu trapue, rectangle avec les bords arrondis. La couleur est entièrement blanche avec une finition brillante sur la partie centrale et mate sur les bras. Le tout donne une impression de sobriété. Le look est assez réussi, la simplicité est toujours efficace.

La coque est conçue avec du plastique dur, mais creux pour alléger le poids. Ce qui fait qu’à la prise en main, on a une impression assez désagréable de manque densité. On entend aussi des petits craquements et du jeu en manipulant le drone

Les bras ne sont pas pliables, ils sont intégrés à la coque. A l’extrémité de chaque bras, on peut voir les 4 moteurs et dessus les 4 hélices, pliables elles. Sous chaque bras, il y a un patin d’atterrissage. Les patins d’atterrissage sont pliables.

Sur le dos du drone, il y a une petite plateforme avec un Led qui s’allume lorsque le drone est allumé. A l’avant, la caméra est encastrée dans la coque. Sur le ventre de l’appareil vous pouvez voir un capteur optique et un capteur à ultrason. L’arrière du drone est occupé par la batterie. Elle s’insère à l’intérieur du drone par système coulissant. Un bouton poussoir permet de déverrouiller la trappe de la batterie et de la sortir. Un signal lumineux montre que la batterie est en place et qu’elle fonctionne. Sur le côté gauche de l’appareil une petite languette cache un connecteur micro USB.

Le Breeze est un drone ultra compact. Concernant les dimensions, il forme un carré de 19.6cm de côté avec 6.5 cm de hauteur avec les patins d’atterrissages pliés et 8.2cm de hauteurs les patins dépliés, pour  un poids,  prêt à voler, de 385,5g dont à peu près 100g est le poids de la batterie.

Le point fort de ce genre de drone c’est la possibilité de l’emporter partout avec soi facilement. Avec les patins d’atterrissage et les hélices pliées, ce drone peut tenir facilement dans un sac à dos et avec son poids plume vous n’aurez pas de mal à le transporter.

Caractéristiques techniques

Le Breeze est doté de 4 moteurs. Ces hélices sont des modèles bipales pliables d’une dimension de 13. Le drone peut atteindre une vitesse maximale de 18km/h.  Bien piètre performance semble-t-il  par rapport aux concurrents comme le Mavic Pro par exemple qui fait près de 65Km/h, mais le Breeze l’assume parfaitement. C’est un drone selfie, normalement, il n’a pas besoin de beaucoup de vitesse pour prendre des prises de vues de son sujet, Il peut suivre ce dernier s’il se déplace en marchant, en courant voire à bicyclette, mais pas plus.

La vitesse ascensionnelle  est de 1m/s et la vitesse de descente est aussi de 1m/s. Le drone peut atteindre une hauteur maximale de 80m.

Le drone est alimenté par une batterie Lipo 3S 11.1V d’une capacité de 1150 mAh. Cette batterie permet une autonomie maximale théorique de 12 minutes. Si durant les tests, le drone a bien tenu une autonomie d’au moins une bonne dizaine de minute, une telle performance reste bien faible dans un marché où les concurrents culminent à des autonomies de 25 minutes pour le Bebop 2, voire 27 minutes pour le Mavic Pro. Une autonomie maximale de 12 minutes est vraiment insuffisant pour ce genre de drone car on vraiment pas le temps d’exploiter ses performances au maximum, sans compter que l’autonomie baisse encore à une vitesse grand V quand le drone vole avec un temps venteux. La solution serait, pour ceux qui sont prêt à investir un peu, de se munir d’une batterie supplémentaire pour remplacer celle qui est dans le drone à son épuisement.

Un des points forts de ce drone est sa caméra 4K. C’est une camera 1/3.06 CMOS. Pour les vidéos vous pouvez choisir entre la résolution  en 4K 3840 x 2160 px à 30 images par seconde, en Full HD 1920 x 1080 px à 30 images par seconde, ou en HD Ready 1280 x 720 pixels à 60 images par seconde. La résolution des photos est à  4160 x 3120 pixels soit du 13Mp.

La stabilisation des images est numérique, C’est-à dire que habituellement, les drones disposent d’une nacelle brushless qui permet d’absorber les vibrations et les mouvements du drone de manière à ce que la caméra ne bouge pas et ainsi les images sont stables et fluides. Ce drone n’est pad équipé de ce genre de nacelle. Pour stabiliser les images, la caméra les filme en résolution 4K puis un logiciel les recadre en format plus petit. Le logiciel se sert alors du surplus de pixel pour stabiliser les images. C’est la raison pour laquelle sur ce drone, les vidéos en 4K ne sont pas stabilisées. Les prises de vues sont toutes en 4K, mais une fois stabilisées elles deviendront des vidéos FHD et HDR.

En ce qui concerne la qualité de l’image, les vidéos en 4K ont un assez bon rendu avec de belles couleurs  et en un bon contraste. Les détails sont biens visibles et les images ont  un joli piqué, mais comme ces vidéos ne sont pas stabilisées, elles bougent beaucoup trop lors du visionnage.

En passant à une résolution plus faible, l’image est bien meilleure avec la stabilisation numérique. Malheureusement, l’efficacité de cette stabilisation est très limitée. Par exemple si sur les drones avec nacelle brushless ou sur le Bebop les images restent stables quand le drone penche, sur le Breeze (avec le mode Orbite par exemple) les images penchent quand le drone s’incline et  même lors d’une prise de vue en bonne condition (sans vent, avec un pilotage fluide) les images gardent toujours une légère oscillation.  En, FHD les images sont stabilisées mais ont un dynamique plus faible, il y a moins détail qu’en  4K et les couleurs sont moins prononcées, plus ternes. En HD, vous disposez du 60i/s. Le nombre d’image enregistré par seconde est importante car plus elle est élevée moins les images sont saccadées lors des vols rapides ou des prises de vues panoramiques.

Pour les photos, les images sont meilleures avec une belle couleur mais les détails sont  un trop lissés à mesure que l’on s’éloigne du centre.

Les prises de vues sont stockées dans la galerie du téléphone et vous pouvez les visionner et les retoucher et partager sur les réseaux sociaux.

Le drone se pilote avec un téléphone ou une tablette avec système d’exploitation Android ou IOS. Pour pouvoir piloter le drone avec le téléphone ou tablette, il faut télécharger l’application dédiée, le Breeze Cam. Cette application permet aussi d’avoir accès aux paramètres du drone et de partager les prises de vues sur les réseaux sociaux. L’application est téléchargeable gratuitement sur Google Play et l’App Store.

La connexion entre le téléphone et le drone se fait par réseau Wifi. La portée du signal est de 70m. Durant le vol, vous recevez un retour vidéo de votre drone en temps réel et en 720p. La portée du retour vidéo est de 50m. Au-delà de cette distance, l’image perd de sa fluidité et devient de plus en plus saccadée et des parasites apparaissent.

Pour la stabilisation en vol, le drone dispose de GPS, de capteur optique et de capteur à infrarouge. Le GPS sert au positionnement de l’appareil, mais il ne fonctionne pas en intérieur ou en extérieur mais avec des obstacles qui peuvent bloquer le signal (auvent, tunnel, etc.).

Le capteur optique s’utilise pour avoir un vol stationnaire stable. Comme il est situé sur le ventre de l’appareil, il filme en temps réel le sol sous le drone. Le capteur transmet les images au contrôleur de vol qui les analyse. Si l’image change, c’est que le drone bouge. Si le contrôleur ne détecte pas de commande venant du pilote, il compense le mouvement.

Pour la stabilité verticale, le drone est équipé d’un capteur à infrarouge. Le capteur à infrarouge projette une lumière à infrarouge pour détecter la distance entre le sol et le drone. En général, ce genre de capteur fonctionne à une distance entre 0.2 m et 7m du sol.

Est-ce que ça fonctionne ? Oui parfaitement, tant qu’il n’y pas de vent, mais dès que le vent se lève et souffle au-delà de 10Km/h, la stabilisation atteint ses limites et les mouvements de balanciers du drone perturbent le pilotage en faisant perdre de la précision aux commandes.

Ce drone est aussi compatible avec les vols en intérieur. Sa taille est suffisamment compacte pour permettre un vol an intérieur et il est livré avec  des protections d’hélices qui en plus de protéger les hélices protègeront aussi vos murs et vos objets précieux des petites erreurs de pilotage. Pour la stabilisation en vol, même si le GPS ne fonctionne pas à l’intérieur, la technologie Indoor Positioning Système, composé des capteurs optiques et à infrarouges prennent le relais efficacement.

Fonctionnement

Le Breeze est un drone prêt-à voler. Dans son emballage, il est pratiquement monté. Pour commencer à l’utiliser, il ne vous reste qu’à  insérer la batterie et fixer les protections d’hélice. Il est tout à fait faisable de faire voler le drone  sans les protections d’hélices, mais  comme elle n’influe négativement ni sur la performance, ni sur le design, il  vaut mieux les mettre d’autant plus que  remplacer des hélices cassés n’est pas si facile car il faut passer par l’épais autocollant au centre des hélices pour arriver à atteindre les deux vis de fixation. D’autre part, si vous faites voler votre drone en intérieur, la protection d’hélice servira aussi à protéger vos objets d’un coup d’hélice qui risquerait de les casser.

Avant de poser le drone pour le faire décoller, pensez  à déplier les hélices et les patins d’atterrissage et mettre le drone sur un endroit bien plat et dégagé.

Pour pouvoir piloter le drone avec votre  smartphone/tablette, vous devez télécharger l’application Breeze Cam puis effectuer l’appairage avec le drone. Un mis à jour  peut-être demandé avant la première utilisation du drone. Il vous apportera peut-être de nouvelles fonctions ou des corrections qui n’étaient pas disponibles sur l’ancienne version, alors il est préférable de la faire.

L’application Breeze Cam est assez bien organisée, ce qui facilite son utilisation. Sur l’écran principal, vous recevrez le retour vidéo  en temps réel  des images prises par la caméra. En surimpression, vous trouverez les données de télémétries, le bouton de décollage et des icônes pour choisir un mode de vol, une fois que vous avez choisi le mode vol, les joysticks virtuels apparaissent.

L’application vous donne aussi accès aux réglages des paramètres du drone ainsi qu’aux calibrages des outils. Prenez le temps de parcourir ces écrans avant le décollage car il est difficile de régler les paramètres tout en pilotant une fois que le drone est en vol.

En matière de paramètre, il est possible régler le mode de pilotage en mode 1 ou mode 2. Il est à remarquer que par défaut, les commandes du drone en mode pilote sont en mode 2, car comme c’est un drone destiné aux selfies, la plupart du temps, il se trouvera face à vous. Vous pouvez aussi régler la hauteur à laquelle le drone se met en vol stationnaire lors du décollage, la distance du drone par rapport à la cible en mode Selfie, Orbit et Journey, la vitesse maximale peut-être bridée pour les novices et la hauteur à laquelle le drone évolue lors du RTH peut-être paramétrée par rapport à l’environnement  dans lequel il évolue (hauteur des arbres, des maisons, des immeubles , etc.) Avant de décoller, il est aussi nécessaire de calibrer les compas. Il y a encore beaucoup de paramètres à régler et même si au début vous ne voulez changer tous les réglages par défauts, regardez les quand même car ils pourraient vous renseigner sur des réglages auxquels vous n’aurez pas pensé mais qui pourtant vous seront utiles.

Le Breeze est un drone facile à manœuvrer. Il est plutôt stable et Il dispose de nombreux vols automatisés qui facilitent la vie du pilote.  Si vous êtes novices, c’est un bon drone pour faire vos premiers vols et apprendre à piloter, tout en prenant des photos  aériennes magnifiques.

Maintenant que vous êtes  prêt, appuyez  sur l’icône « décoller » à l’écran de votre téléphone/tablette.  Le drone s’élève alors automatiquement et se tient en vol stationnaire à la hauteur que vous avez défini lors du réglage des paramètres. Il ne bougera pas et attendra que vous preniez les commandes.

Vous pouvez alors soit continuer à piloter le drone par vous-même, choisissez alors le mode pilote pour désactiver toute assistance au pilotage, soit choisir un des modes de vol avec assistance au pilotage proposés en appuyant sur l’icône correspondant qui s’affiche sur l’écran de votre téléphone. Notez que le mode Pilot est destiné aux personnes expérimentées car sans assistance,  en effet il est vraiment difficile de placer le drone à un endroit précis pour obtenir un bon cadrage et cela mêmes pour les pilotes chevronnés.  Une fois que vous avez choisi le mode de vol, les Joysticks apparaissent à l’écran au dessus du retour vidéo pour que vous puissiez piloter.

Le Breeze possède 6 modes de vols  automatiques :

  • Le follow-me : avec ce mode, vous demandez au drone de suivre une cible quand elle bouge tout en gardant la caméra fixée sur elle. Vous pouvez choisir entre deux possibilités : la première serait que le drone se fixe sur le GPS du smartphone. Dans ce cas, c’est le signal de ce dernier qui sera sa cible. Le risque avec cette configuration, c’est que vous tenez le  téléphone à la main et comme le drone va le suivre, il est probable que vous vous retrouviez  hors champs de la caméra parfois. La seconde possibilité est de faire appel à la reconnaissance des objets. Vous pointez la caméra sur l’objet à reconnaitre ; le drone identifie l’objet et c’est sur cet objet qu’il va fixer la caméra et il va le suivre dans ces mouvements. Les deux modes fonctionnent avec plus ou moins de réussite. Tout d’abord pour que ça marche, il faut vraiment bouger très lentement, sinon soit le drone  perd le signal GPS, soit vous sortez du cadre. Pour qu’il  reconnaisse les objets, il faut vraiment qu’il tranche par rapport au paysage de fonds, qu’aucun objet n’interfère dans le champ de la caméra et il ne faut pas que la lumière change sinon le drone perd le suivi de la cible.
  • Le mode Orbit : avec ce mode, le drone tourne autour de la cible en gardant la même altitude  et la même vitesse tout en gardant la caméra braquée sur la cible.
  • Avec le mode Selfie, le drone se tient à une certaine distance et s’approche doucement pour prendre le selfie parfait.
  • Le Journey Mode est un peu le contraire de l’orbit  car avec  ce mode le drone garde la cible dans le champ de la caméra et s’éloigne  en prenant de l’altitude doucement pour intégrer le paysage.
  • Le RTH : est un retour automatique du drone vers son point de départ suivi d’un atterrissage sécurisé  si nécessaire. Le RTH peut aussi se déclencher automatiquement en cas de perte du signal Wifi entre le drone et le téléphone/ tablette ou  en cas de batterie trop faible.  Vous pouvez aussi demander un RTH pour ramener le drone au cas où vous le perdez de vue, mais  attention car ce drone ne dispose pas de détection d’obstacle, donc il vaut mieux l’avoir toujours dans votre champ de vision pour éviter les accidents. Vous pouvez interrompre le RTH à votre grès et reprendre les commandes dès que la connexion wifi est rétablie entre le drone et le téléphone/tablette.

Pour l’atterrissage, pas besoin de se prendre la tête. Vous avez juste à appuyer sur le bouton dédié ou demander un RTH. Si vous choisissez un RTH, veillez à bien régler la hauteur à laquelle le drone va s’envoler avant  de redescendre et d’atterrir compte tenu de l’environnement dans lequel il évolue.

Conclusions

Le Breeze est un bon petit drone. II est plutôt agréable à regarder et  dispose de plusieurs modes de vol qui permettent même aux novices de faire de belles prises de vues. Cependant, ni son autonomie, ni la qualité de ses images, ni ses performances en général ne le permettent de s’aligner avec d’autres drones selfies comme le Bebop de Parrot ou le Mavic Pro de DJI qui devraient pourtant être ses principaux concurrents. L’avantage du Breeze est que si vous devez débourser 1200€ pour le modèle de base du Mavic Pro et un peu plus de 600€ pour le Bebop, vous pouvez acquérir le Breeze pour moins de 370€ (500€ au lancement). Il est normal dans ce cas que dans certains domaines, se drone est un peu moins performant que les autres car pour nous proposer un drone ultra compact avec une caméra 4K à ce prix, le constructeur est obligé de faire des économies autre part.

Notez le test du drone Yuneec Breeze 4K

Qu’avez-vous pensé de notre test du petit selfie drone avec caméra de Yuneec ? Voter pour ce test du Breeze 4K et n’hésitez pas à lui attribuer une super note 🙂

Test du drone Yuneec Breeze 4K
5 (100%) 1 vote