Parrot Swing
140Drone et aile volante très fun à piloter
Réalisez des figures acrobatiques et des looping
Initiation au code avec le SDK
Mi-drone mi aile-volante

Parrot, le spécialiste français des drones a conçu plusieurs mini drones très ludiques avec chacun une spécialité. Pour cet article, nous allons voir de plus près le Parrot Swing, le mini drone avec des ailes.

Présentation

Pour la conception du Swing, Parrot a adopté un concept totalement différent. D’ailleurs tous les mini drones de Parrot à un design différent selon la spécialité qui lui est attribué. L’Hydrofoil ressemble à un bateau, les Jumping ont de grandes roues et les et les Airbornes ont le design plus traditionnel des multi-rotors.


Le Parrot Swing lui, est pourvu d’ailes. C’est à la fois un avion et un quadricoptère.

Mais commençons par le commencement.  Lorsque vous achèterez le Parrot Swing, il sera emballé dans une boite  en carton. Cette boite sert non seulement d’emballage pour la protection du drone et de ses accessoires, mais comme elle est pourvue d’un poignet, vous pouvez vous en servir pour le transport du drone. A l’intérieur de cet emballage, vous trouverez une grande boite qui contient le drone,  un câble USB, 4 hélices de réserves et un guide d’utilisation. Dans une autre boite plus petite  vous trouverez le Parrot Flypad. Le Flypad est la radiocommande utilisée sur tous les mini drones de Parrot. Elle n’est incluse dans le pack d’origine qu’avec la gamme Parrot Swing, pour toutes les autres gammes, elle est à acheter à part.

Design

Le Parrot Swing est en forme de X. Son design ressemble un peu aux X-Wings qu’on voit dans le film Star War. Le drone constitué par la partie module et la partie aile.

Le petit module contient tous les composants électroniques du drone.  A l’avant on peut voir deux Leds  de couleurs vertes qui d’après leur position semblent être les yeux de cette petite bête. Ces Leds ne sont pas là uniquement pour la décoration, ils permettent aussi de connaitre le niveau de la batterie. A l’arrière du drone, on peut voir su le dos, l’emplacement destinée à la batterie. La batterie amovible s’insère et s’enlève par un système de glissière avec une languette qui permet de retirer facilement la batterie. En dessous de la batterie on peut voir un connecteur micro USB ainsi qu’une mini caméra. On peut se demander pourquoi est-ce que la mini caméra se trouve à l’arrière du drone et non à l’avant comme c’est sensé l’être. Cela tient à la conception du drone et à la façon dont il peut-être piloté. En mode avion, le drone se pilote à l’horizontale, c’est-à dire les ailes en parallèle avec le sol, en mode quadricoptère, le drone se pilote à la verticale, c’est-à-dire les « yeux » pointant vers le ciel et l’arrière vers le sol. C’est pour cela que la caméra se trouve à l’arrière, pour pouvoir prendre des photos en mode quadricoptère.

La partie ailes est composée de paires de « planches » rectangulaires de chaque côté du module et reliées entre elles par des tiges pour les renforcer et les maintenir. A l’extrémité, à l’avant de chaque aile, on trouve un moteur, donc  4 moteurs en tout, qui propulsent 4 hélices.

Malgré la vocation plutôt jouet que caméra volante de ce drone, les matériaux utilisés sont quand même de bonne qualité et le drone est assez solide. La structure est faite en polypropylène, les ailes sont faites en EPO et les renforts sont faits en carbone.

En termes de dimensions, le drone fait 32 cm de longueur avec 12.6 cm de largeur et 11.9cm d’épaisseur. Le poids est de 74g.

La radiocommande est aussi compacte. Elle ressemble un peu à une manette de jeu avec un support pour le téléphone au milieu avec deux joysticks, un bouton pour  le décollage, un bouton pour allumer la radiocommande. Les boutons 1 et 2 à gauche et A et B à droite servent à réaliser les acrobaties préprogrammées. Les boutons L1, L2 et R1, R2 sur la tranche de la radiocommande servent au réglage de la vitesse, à prendre des photos et à faire des petites figures aériennes. Pour les dimensions, elle fait 16,5 cm de longueur, 9,7 cm de largeur et 6,6 cm d’épaisseur pour un poids de 295g, support pour le téléphone compris. Avec ces dimensions, la radiocommande peut accueillir les téléphones d’une taille maximale de 16 cm de longueur, de 7,8 cm de largeur et de 9,8 cm d’épaisseur.

Caractéristiques techniques

Le drone est équipé de 4 moteurs Brushless. Il peut atteindre une vitesse maximale de 30Km/h.

Le Swing est alimenté par une batterie Lipo de 550mAh. Elle permet une autonomie maximale de 7à 8 minutes selon l’utilisation du drone. Une autonomie qui semble très faible par rapport aux drones actuels, mais dans la moyenne par rapport aux drones du même genre. Il faut dire que souvent pour ce genre de drone ultra compact, les constructeurs sacrifient un peu de la performance au profit de la compacité, et l’autonomie fait partie des victimes. Et c’est d’autant plus dommage car ce drone est vraiment sympa et on aimerait pouvoir en profiter plus longtemps que les 7 minutes disponibles. La solution est de se procurer  d’autres batteries en réserves que vous pourrez alterner ave celle du drone pendant que vous la chargez.

La conception de la partie aéronautique de ce drone a été particulièrement soignée par le constructeur car le contrôleur de vol et logiciel de stabilisation du drone sont issus de la technologie aéronautique.

Swing dispose d’un arsenal de capteurs et de technologies pour maintenir un vol stable. Le système de stabilisation du vol inertiel est composé d’un accéléromètre 3 axes et d’un gyroscope 3 axes.  L’accéléromètre et le gyroscope sont tous les deux des capteurs de mouvement. Si l’accéléromètre permet de mesurer l’accélération linéaire, le gyroscope 3 axes est un capteur de position angulaire. C’est par l’analyse des données de ces deux capteurs que le contrôleur de vol peut faire faire un vol stationnaire stable au drone en compensant les mouvements hors commandes du pilote (coup de vent, tangage, roulis, etc.)

Le drone est aussi équipé de capteurs de pression ainsi que d’un capteur à ultra son. Ces capteurs permettent d’assurer la stabilisation verticale de l’appareil. Le capteur à ultra son fonctionne comme un sonar  pour mesurer la distance du drone par rapport au sol. Le capteur émet à intervalle régulier un ultrason. Les ondes de cet ultrason vont se diffuser et se réfléchir lorsqu’ils vont rencontrer un obstacle. Le capteur peut alors calculer la distance du drone par rapport au sol en analysant le laps de temps que met le son à revenir jusqu’à lui, le contrôleur de vol reçoit ses données en temps réel et quand il voit du changement dans ses données mais qu’il ne détecte pas de commande venant du pilote, il compense le mouvement pour garder le drone stable.

Un capteur optique assure la stabilité horizontale du drone. Le capteur optique se trouve à l’arrière du drone et filme en temps réel le sol sous le drone quand il est en mode quadricoptère. Si les images changent c’est que le drone bouge.  Le contrôleur de vol analyse les images  et compense les mouvements de dérive.

Avec ces capteurs le drone est facile à prendre en main et est très stable même pour un pilote novice surtout en intérieur car même s’il peut voler en extérieur, avec son petit gabarit il n’est pas compatible avec le moindre coup de vent.

Le drone est doté de la technologie Bluetooth. La connexion entre le drone et le téléphone ou la radiocommande se fait via Bluetooth.  La portée du signal est de 30m avec un téléphone et 60m avec la Flypad mais le contrôle du drone se perd dès 20m de distance avec  le téléphone. La connexion Bluetooth n’est pas ce qui est de plus performant comme technologie de transmission pour un drone car elle ne permet qu’un faible éloignement entre l’émetteur et le récepteur (60 m maximum ici), quand le signal Wifi par exemple peut porter sur  une distance de 1Km ou encore la nouvelle technologie de transmission appelée OcuSync que DJI utilise sur ses drones et dont la portée du signal peu atteindre 7Km.

Le Swing est livré avec une radiocommande pour la piloter. Le Flypad fonctionne avec une batterie non amovible, mais rechargeable, de 220mAh pour une autonomie maximale de 6h. La recharge de la batterie se fait via le câble USB fournit avec le drone. Mais comme le connecteur Micro USB de la radiocommande est standard, vous pouvez utiliser n’importe quel autre câble pour recharger votre Flypad, surtout si vous chargez la batterie de votre drone en même temps. Une recharge complète prend environ 2h.

Fonctionnalités et utilisation

Le Parrot est pratiquement déjà monté dans sa boite, donc, vous n’aurez pas beaucoup de manipulation à faire de ce côté mis à part la batterie qu’il faut charger et insérer dans son emplacement.

Le drone peut se piloter de deux façons différentes, avec un téléphone ou avec la radiocommande. Le pilotage avec un téléphone marche bien, mais la radiocommande apporte beaucoup d’avantages comme une portée plus élevée ou des commandes plus faciles à utiliser, alors qu’avec le téléphone c’est moins évident d’effleurer  les commandes sur le petit écran.

Pour piloter le drone avec un téléphone, vous devez télécharger l’application Freeflight mini. L’application est disponible gratuitement sur l’App Store et sur Google Play. Elle est compatible avec les téléphones sous système d’exploitation IOS 8 et Android 4.4 et plus. Il se peut que vous ayez à faire une mise à jour, ensuite, il faut appairer le téléphone avec le drone. Ces opérations sont faciles et  prennent pas beaucoup de temps. Une fois que c’est fait, vous pouvez commencez à utiliser le téléphone pour piloter le drone. L’écran principal pour e pilotage ressemble à la configuration de la manette avec les mêmes commandes, ce qui peut s’avérer pratique si vous êtes habitué à piloter avec la radiocommande. Si vous êtes pilote novice ou si vous n’avez pas l’habitude de piloter avec un téléphone, pensez à commencer à essayer dans un endroit bien dégagé pour éviter les accidents car piloter avec un téléphone est un peu plus difficile qu’avec une radiocommande.

Avec le Flypad, c’est beaucoup plus facile. Vous pouvez utilisez un téléphone, mais il servira alors d’écran pour le retour vidéo. La radiocommande possède un emplacement dédié au téléphone avec une fixation réglable selon la taille du téléphone. Appairer votre téléphone avec le Bluetooth de la radiocommande. Le téléphone vous donnera accès à un retour vidéo et aux données télémétriques du vol. La radiocommande dispose de deux joysticks. L’un servira de manette des gaz et l’autre servira de manette de direction. Il y a un bouton pour le décollage automatique, des boutons pour  déclencher les acrobaties, prendre les photos, régler la vitesse.

L’application Freeflight permet de piloter le drone via le téléphone. L’interface de l’application est plutôt complète et son utilisation s’avère aisée et intuitive. Elle vous donne accès aux différents réglages du drone. Vous avez un écran pour le réglage de la position, des distances et des limites. Vous y trouverez différentes options comme l’attitude maximale, inclinaison maximale ou la vitesse verticale maximale, avec un curseur pour augmenter ou descendre la valeur. Il y a aussi deux autres écrans, l’un pour régler les commandes pour le mode quadricoptère et l’autre pour régler les commandes sur le mode avion.

L’application enregistre aussi  les données concernant chacun de vos vols. Ces données sont archivées dans l’application et vous pouvez les consulter plus tard. Dans ces archives, vous avez des données comme la  durée du vol, l’endroit où vous avez  utilisé votre drone, le smartphone que vous avez utilisé, etc.

Avant de décoller pour la première fois, assurer vous d’être dans un endroit bien dégagé et autorisé pour les vols avec un drone. Comme la radiocommande est standard à tous les mini drones de Parrot, veillez à ce qu’il n’y ait pas d’autres Flypad dans les alentours pour éviter les interférences dans le signal.

Le Parrot Swing est un appareil à décollage et atterrissage à la verticale. Ainsi, au moment du décollage, le drone  est en mode quadricoptère. Choisissez une surface bien plane et stable et posez le drone les « yeux » pointés vers le ciel, puis mettez le sous tension en appuyant sur le bouton power situé sur le ventre de l’appareil.

Pour procéder à l’appairage du drone avec la radiocommande, ouvrez l’application Freeflight dans votre téléphone. Vous y trouverez une liste de drone, sélectionnez le nom de votre drone pour le synchroniser avec l’application. Ensuite, en appuyant sur le bouton représentant un Flypad, vous trouverez à nouveau une liste de nom, il faut valider le nom de votre Flypad pour l’appairer au drone. Un voyant lumineux vous informera de la réussite de l’opération.

Que vous utilisiez un téléphone ou la radiocommande, le décollage du drone se fait automatiquement en appuyant sur la touche dédiée au décollage ou alors vous pouvez utilisez la fonctionnalité  qui consiste à faire décoller le drone en le lançant dans les airs (les moteurs démarrent automatiquement).

Comme nous l’avons déjà évoqué plus haut, le Swing est un hybride à mi-chemin entre l’avion et le multi-rotor pour le design et héritant à la fois de la stabilité du quadricoptère et de la vélocité d’un avion. Ainsi donc, le drone dispose de deux modes de vol ; le mode quadricoptère avec les hélices vers le haut et le mode avion quand le drone vole avec les ailes à l’horizontale.

Lorsque  le drone est en vol, vous pouvez passer à tout moment du mode avion au mode quadricoptère. Au décollage, le Swing est toujours en mode quadricoptère. Pour passer en mode avion, on utilise les boutons L2 et R2. L2 pour déclencher le mode avion et aller à droite et R2 pour le mode avion et aller vers la gauche.

Le mode avion, le drone  faire des pointes de vitesse pouvant aller jusqu’à 30Km/h. Vous pouvez augmenter encore la vitesse du drone en inclinant le drone ou en activant le mode Boost. En mode avion, le drone peut faire des acrobaties préprogrammés que vous pouvez déclencher avec les touches 1,2 et A, B sur la radiocommande.

Le bouton 1 de la radiocommande vous permettra de faire un looping. Dans cette figure, le drone tourne sur lui-même et se retrouve la tête en bas à un certain moment.

Le bouton B de votre radiocommande vous permet de faire un demi-boucle encore appelée demi-looping. Mis à part le côté esthétique de cette figure, avec un peu d’entrainement et en acquérant un peu de maitrise, vous pourrez utiliser cette figure  pour éviter un obstacle à l’avant du drone ou pour faire demi-tour et repartir en sens inverse

Le bouton A de votre radiocommande vous permet de faire un  demi-tonneau. Avec le demi-tonneau, le drone se penche d’un angle de 90° sur le côté. Avec beaucoup de pratique vous pouvez utilisez cette figure pour passer entre deux obstacles.

Il est à rappeler qu’effectuer les figures nécessite un environnement bien dégagé pour permettre au drone de récupérer et de se remettre en vol. Trop bas, le drone risque de se crashé et dans un environnement étriqué il peut se prendre un mur ou une branche.  Vous pouvez utiliser votre drone en extérieur pour être moins à l’étroit mais veillez à ce qu’il n’y ait pas trop de vent car votre drone risque d’être emporté et vous risquez le perdre, ou pire de causer un accident.

En mode quadricoptère, le drone est moins rapide, mais il est tout aussi réactif et est plus stable. Avec ce mode, vous pouvez bénéficier d’un pilotage automatique pour vous assister durant les  vols.

Vous avez aussi la possibilité de prendre de petites photos avec une résolution de 300000 pixels.  Elles sont un peu petites, certes, mais elles ont le mérite d’exister au moins.

Le Parrot Swing est compatible avec le logiciel Tynker utilisé par des millions d’enfants dans le monde pour apprendre à coder. Vous avez aussi accès à un programme d’activité et une plateforme d’échange éducatif développé par Parrot dans Apple Swift Playground.

Conclusions

Le Parrot Swing est un petit drone vraiment sympa. Il est peut-être utilisé aussi bien par les jeunes que les adultes, les novices seront satisfaits par sa stabilité et sa prise en main aisée et les pilotes plus confirmés seront séduits par sa puissance, sa réactivité sa rapidité et ses figures acrobatiques.

Le pilotage avec le Flypad s’avère vraiment plus intéressant qu’avec le téléphone même si on apprécie le fait de savoir que le drone peut-être piloter avec le téléphone si vous le voulez. Ce détail peut-être très pratique  car en cas d’indisponibilité (batterie épuisée, casse, interférence avec une autre radiocommande) de la radiocommande vous pouvez quand même utiliser votre drone.

Ce qui est moins bien dans ce drone c’est l’autonomie toujours trop basse qui ne permet pas de bien profiter de toutes les capacités du drone, et cette autonomie baisse encore dès qu’on est un peu gourmand avec les acrobaties. Il faut alors se munir de deux voire trois batteries de rechange pour bien en profiter sachant que chaque batterie coute quand même 15€.

La connexion uniquement en Bluetooth n’est pas très pratique. Nous aimerions trouver une connexion plus stable, sécurisée et avec une portée plus importante, comme du Wifi pour ce genre de drone.

Et enfin, une petite caméra qui permettrait de faire de meilleures prises de vues seraient appréciable car celle qui équipe ce drone est vraiment trop primaire et les images obtenues ne peuvent pas vraiment être exploitées.

Bref, ce drone, loin des caméras volantes actuelles est destinées aux personnes qui veulent s’entrainer à piloter avant de s’attaquer à un drone plus  imposant, qui se contentent  s’amuser avec les acrobaties et la vitesse et n’exigent pas de pouvoir faire de belles photos et ne veulent pas d’autres fonctionnalités plus avancées.

Ce n’est pas un mauvais drone, loin de là, mais il a ses limites qui se devinent par son petit prix. Dans la catégorie de drone dans laquelle il se trouve, c’est même un des plus sympa et amusant.

Notez le test du mini drone Parrot Swing

Avec ce guide vous connaissez tout ce dont ce petit drone est capable, nous espérons que vous appréciez ce guide d’achat, si c’est le cas n’hésitez pas à voter et à laisser nous l’espérons une excellente note 🙂