Parrot Disco FPV
625Excellent compromis entre pilotage et prise de vue aérienne
pour décoller, il suffit de le lancer
Autonomie record de 45 minutes
portée du signal entre le drone et la radiocommande de 2Km
Des images en FHD 1080p stabilisées sur 3axes

Le marché des drones est en train de se développer de plus en plus depuis quelques années. Les constructeurs rivalisent d’ingéniosité pour attirer de nouveaux clients vers leur produit. Pour le Disco, le constructeur Parrot se démarque des concurrents par un design original qui diffère du traditionnel multirotor  que nous avons l’habitude de voir. Plus de détail à suivre.

Présentations

Le Parrot Disco est un drone  conçu par le constructeur Parrot. C’est le genre de drone qu’on appelle aile volante, c’est-à dire que la majorité du corps du drone est formé par les ailes.
Il est livré dans une boîte munie d’un poignet que pouvez utiliser pour le transport du drone après son utilisation. Dans la boite, le drone et ses accessoires sont biens maintenus dans des compartiments en polystyrène pour éviter la casse durant le transport.
Il y a pour le moment 3 versions du Parrot Disco. Le modèle standard, le Parrot Disco, le Parrot Disco Adventurer  et le modèle que nous allons voir aujourd’hui, le Parrot Disco FPV.
Le Parrot Disco FPV est un drone qui permet de piloter en immersion, c’est sa spécificité par rapport aux autres versions et il est livré avec les accessoires  nécessaires au pilotage FPV. Ainsi, dans l’emballage initial on peut voir le drone et ses ailes pas encore montées, une batterie pour le drone, un chargeur et un câble pour le drone et un autre pour la radiocommande, un câble USB pour le drone et un autre pour la radiocommande, des hélices de rechange, la radiocommande Skycontroller avec support amovible pour un smartphone ou une tablette, les lunettes FPV Cockpitglasses  avec  son tiroir pour un smartphone.

Design

Concernant le design, le drone ressemble à un avion de près, vu d’en bas quand il vole, on pourrait croire que c’est un oiseau. Le drone et donc formé d’un fuselage qui comporte les composants électroniques et deux grandes ailes. Une fois montées on croirait que les ailes sont incorporées au fuselage, mais ce n’est pas le cas car dans l’emballage ils sont détachés du fuselage. Tout le nez de l’avion est occupé par la caméra encastrée dans le fuselage. L’avant du dos du drone est occupé par le cerveau de la commande du drone, système appelé CHUCK, ainsi que par l’emplacement de la batterie, Le capteur Airspeed se trouve à l’avant du drone à l’intérieur du bouton qui sert à mettre le drone sous tension. A l’arrière, on peut voir le moteur  et son hélice à bipale. Sur le ventre de l’appareil il y a la caméra verticale et le capteur à ultrason.
La tête  du drone est faite avec du plastique tandis que les ailes sont faits avec un matériau de type polystyrène, les renforts sont faits avec des tubes de carbone. Le drone a été conçu de manière à être le plus léger possible pour faciliter son envol. Pour  l’apparence, Parrot a choisi une couleur noire et blanche, simple et sobre, on ne se trompe jamais avec ces deux couleurs, malheureusement le matériau utilisé pour la fabrication des ailes n’est pas très agréable à regarder de près.
Les dimensions du drone sont de 58cm de longueur, 1,15m de largeur et 12cm de hauteur avec les ailes montées L’envergure de l’appareil est  1,15m. Si on enlève les ailes il ne mesure plus que 38 cm de long et 23 cm de large. Ce qui facilite beaucoup le transport du drone. Vous pouvez le remettre dans sa boite pour le transporter car cette dernière est équipée d’un poignet qui facilite le transport. Le poids est de 750g.
Le drone est livré avec le Skycontroller, sa radiocommande. Le Skycontroller ressemble un peu à une manette pour les consoles de jeux vidéo. Le Skycontroller est accompagné par un support amovible pour les téléphones et les tablettes. Sur la façade, on peut voir deux joysticks et 8 boutons de commandes,  et au milieu il y a un bouton pour le décollage et l’atterrissage automatique. Il dispose aussi d’une antenne Wifi MIMO et d’un connecteur USB. Le Skycontroller 2 est plus petit que le Skycontroller précédent. Il mesure 20 cm de longueur, 18cm de largeur et 11 cm d’épaisseur pour un poids de 750g avec la batterie.
Les Cockpitglasses sont  les lunettes FPV qui permettent le pilotage en immersion, c’est-à dire comme si on était dans le cockpit, du Parrot Disco. Il pèse 390 g. Il est livré avec un tiroir dans lequel on glisse le téléphone avant de les placer dans les lunettes. Les Cockpitglasses sont compatibles avec les téléphones d’une épaisseur maximale variant entre 6mm et 9,5mm et dont la taille de l’écran varie entre 4,7’’ et 5,7’’.

Caractéristiques techniques

Le Parrot Disco est propulsé par un moteur d’une puissance de 1280 Kv permettant une vitesse maximale hallucinante de 80Km/h, de quoi procurer de belles sensations durant le pilotage. Il est aussi équipé d’un servomoteur de 5V.
Le Disco est alimenté par une batterie Lipo d’une capacité de 2700 mAh permettant une autonomie de 45 minutes. Pour les adeptes de drone multirotors habitués aux autonomies n’excédant pas les 30 minutes, une autonomie de 45 minutes est une vraie révolution. En fait,  la forme du drone lui permet à  certains moment quand il est en vol de ne pas solliciter le moteur mais de planer, cela contribue à rallonger l’autonomie de la batterie. Une telle autonomie permettra de profiter au maximum des performances du avant que la batterie ne soit faible.
La radiocommande fonctionne avec une batterie Lipo d’une capacité de 2700 mAh permettant une autonomie de 4h.
Le drone et la radiocomande disposent chacun d’un chargeur et d’un câble pour la recharge.
Pour le positionnement, le drone est équipé de puce GPS compatible pour le Glonass aussi.
Le drone est équipé par plusieurs capteurs qui contribuent à la stabilité de l’aile volante en vol. On peut voir sur le drone un capteur à ultrason et un altimètre. Ces deux  capteurs sont en rapport avec la stabilité verticale de drone. Ils permettent de connaître la hauteur du drone par rapport au sol, et ainsi de maintenir  cette altitude.
Le drone dispose aussi de capteurs IMU composés par un gyroscope 3 axes et un accéléromètre trois axes, ainsi qu’une caméra verticale et d’un  capteur Airspeed. Ces capteurs concernent la stabilité horizontale du drone. Ils participent à maintenir le drone bien à l’horizontale pendant qu’il vole.
Le capteur Airspeed est un appareil dont une partie se trouve en dehors du fuselage du drone, juste au dessus de son nez pour être plus précis. Ce capteur aspire le flux d’air durant le vol et cela lui permet de mesurer la vitesse air.
Les données collectées par tous les capteurs et surtout l’Airspeed sont transférées vers le cerveau de la commande du drone, nommé CHUCK. Comme son nom l’indique, tous les mouvements du drone sont issus du CHUCK. Il commande les volets qui font bouger les ailes, il exécute les commandes venant du pilote, et surtout, il analyse toutes les données venant des différents capteurs pour pouvoir stabiliser le drone durant le vol.
Le drone équipé d’une caméra à l’avant afin de faire vos prises de vue aériennes. La caméra produit des vidéos en FHD (1080p) et des photos à 14Mp. Les retours vidéo arrivent au téléphone avec une résolution de 720p pour le moment, mais Parrot a promis que dans un prochain upgrade, il passera à 1080p. La qualité de l’image est plutôt satisfaisante. Les vidéos sont stabilisées numériquement sur 3 axes ce qui permet d’avoir une image bien stable et fluide.
L’aile volante se pilote avec la radiocommande Skycontroller. La liaison se fait par Wifi et la portée du signal est de 2 Km, et elle est excellente. Au cours des tests effectués avec la Disco, il n’y a jamais de perte de signal entre la radiocommande et le drone. La liaison entre la radiocommande et le téléphone se fait par câble USB. Il est possible pour les pilotes vraiment expérimentés de coupler le drone avec une télécommande radio pour profiter au maximum des performances de la Parrot Disco. Cette radiocommande est disponible pour environ 40€. Avec elle, plus aucune assistance en vol, plus aucun bridage de la Parrot, vous êtes seul maître à bord, et cela vaut l’investissement pour les plus passionnées. Vous pouvez exploiter au maximum de la puissance du drone, vous pourrez faire des pointes de vitesses, des vrilles, des loopings, voler la tête en bas, bref, de belles sensations en perspectives, mais rappelons- le, il n’y a aucune assistance au vol et en cas d’erreur de pilotage, il peut y avoir de la casse, donc réservé aux plus aguerris.
Les vols en immersions se font avec  les lunettes FPV Cockpitglasses livrées dans le pack initial avec l’aile volante cette version DISCO FPV. Le retour vidéo est le même 720p et le FOV est de 90°. L’expérience est agréable. Malgré quelques petits pixels qui apparaissent lorsque le drone est vraiment loin de la radiocommande, le vol en immersion est vraiment sympa. Les images sont agréable et suffisamment stables pour ne pas donner la nausée. Notons que pour les vols en immersion, selon la législation française, celui qui porte les lunettes ne doit pas piloter le drone. Il faut passer les commandes à un autre pilote.
Les prises de vues sont stockées dans une carte mémoire de 32Go, fournie avec le drone. Vous pouvez ainsi revisionner et partager sur les réseaux sociaux les vols en immersion ou les prises de vues une fois chez vous.
L’application dédiée à la Disco est le Freeflight Pro. Elle est disponible en téléchargement gratuite sur l’App Store et sur Google Play. Elle est compatible avec les appareils sous Android ou IOS. L’application ne permet pas seulement de piloter le drone avec votre téléphone ou tablette si vous le souhaitez, il permet aussi de visionner le retour vidéo et d’avoir accès au réglage des différents paramètres de l’aile volante. Pour les débutants, il est par exemple possible de brider un peu la Disco pour commencer. On peut ainsi régler la distance d’éloignement, la hauteur maximale et minimale pour éviter les crashs. D’une manière générale, l’interface de l’application est plutôt cohérente. On a accès assez facilement aux informations que vous recherchez sans cafouillage. L’application fournit des informations concernant le vol comme l’historique des vols, le temps de vol, la batterie consommée et même le nombre de crash subi par le drone.

Utilisation

Dans son emballage initial, la Disco n’est pas rattachée à ses ailes. Avant de commencer à l’utiliser il faut d’abord monter les ailes. La manipulation est très facile et d’ailleurs, il y a deux petits axes de guidage et un emboîtement que l’on aligne. Tout se passe naturellement sans difficulté. Il faut ensuite placer la batterie dans l’emplacement destiné à cet effet à l’avant du drone.
Au niveau de l’application, il y a aussi quelques étapes à suivre avant de pouvoir faire voler le drone, mais elles ne sont pas difficiles et il suffit de suivre les instructions sur l’écran. Si vous souhaitez faire des réglages sur les paramètres du drone, il vaut mieux les faire avant le décollage surtout si vous voulez brider un peu le drone. Pour avoir un retour vidéo, placez le support amovible pour le téléphone sur la skycontroller, ensuite fixez le téléphone et raccordez-le au skycontroller avec le câble USB fourni.
Si vous voulez piloter en immersion, il faut activer l’option dans les paramètres du drone au niveau de l’application. L’image sur le téléphone se scinde alors en deux, une partie pour chaque œil. Glisser alors le téléphone dans le tiroir destiné à cet effet et placez-le dans les lunettes avant d’enfiler les lunettes. Les vols en immersions sont un peu déstabilisants au début. Il vaut mieux vous adosser à quelque chose ou rester assis  au risque de tomber.
Procéder ensuite à l’appairage de la Disco avec la Skycontroller. Une fois que c’est fait, vous êtes prêt à voler.
La Disco n’est pas un drone comme les multirotors, elle a besoin de beaucoup d’espace pour décoller et voler, donc exit les, les parcs avec pleins d’arbre aux alentours et le parking avec tous les bâtiments autour. Il faut aller dans un endroit bien dégagé et surtout grand.
Pour décoller, appuyez sur la touche « décoller/ atterrir » de la télécommande. Le moteur se met alors en marche, les hélices tournent et prennent une certaine puissance puis, pour la faire décoller il faut lancer la Parrot vers le haut.
Elle prend son envol et se met à tourner en rond à la hauteur que vous aurez paramétré dans l’application en attendant que vous preniez les commandes.
Piloter la Disco a vraiment été facilité par Parrot. L’assistance en vol permet de stabiliser le drone et de rattraper les petites erreurs de pilotage. Contrairement aux multirotors, la Disco ne reste pas en vol stationnaire, si vous lâcher les commandes, elle continue d’avancer, donc il faut-être vigilant à tout moment. Par contre si vous le souhaitez, vous pouvez lancer une commande qui peut faire voler le disco en cercle à l’endroit où il est. Ca évitera qu’il continue à avancer et que vous le perdiez de vue.
Cela étant dit, après quelques minutes de prises en main, le pilotage est tellement facile qu’on s’enhardit  à aller plus haut, plus vite et plus loin. On tente même quelques piqués car on sait qu’avec la hauteur minimum paramétrée, le drone ne risque pas de crasher. C’est un vrai plaisir. Pendant le vol, vous pourrez sur l’écran de votre téléphone des données de télémétries et le retour vidéo.
La Disco dispose d’une fonction RTH que vous pourrez déclencher pour un atterrissage en urgence. Cette fonction s’active aussi seule en cas de perte de signal Wifi ou de batterie trop faible.
Pour atterrir c’est le même principe que lors du décollage. Il faut appuyer sur le bouton dédié sur la Skycontroller. La Parrot réduit alors les gaz et amorce sa descente puis atterrit en douceur.

Conclusions

Quand elle est dans les airs, La Parrot Disco fait penser à un oiseau qui cherche sa proie avant de foncer dessus dans un piqué vertigineux. Cette aile volante n’est vraiment pas un drone comme les autres. Elle pourrait-être le compromis idéal pour ceux qui aiment l’aéromodélisme parce qu’ils peuvent vraiment piloter l’appareil et ceux qui veulent pouvoir filmer leur aventure aérienne.
La Parrot Disco a l’avantage d’avoir un bon design, d’être facile à piloter avec l’assistance au vol qui stabilise l’aile volante lors des vols.
Pour ceux qui aiment le pilotage pur et dur sans aucune assistance, il est possible d’acheter une radiocommande avec lequel on peut piloter la Disco sans aucune assistance ni bridage. Vous pourrez alors profiter de tous les avantages du drone à savoir vitesse et agilité.
Pour ce qui est de la prise de vue, la Disco dispose d’une caméra qui filme des vidéos en FHD stabilisés numériquement sur 3 axes. Ce n’est pas aussi impressionnant que les caméras volantes du genre du Bebop 2 mais c’est suffisant pour faire de belles photos et une expérience de vol en immersion très agréable.
Et enfin, avec son autonomie de 45 minutes vous avez la possibilité de bien profiter de la Disco avant de voir la batterie réclamer une recharge.
Conclusions, excellent produit à consommer sans modération.

Ce test vous a-t-il été utile

Nous espérons que vous avez apprécié ce test et qu’il vous a permis d’en apprendre plus sur le Parrot Disco FPV, si c’est le cas n’hésitez pas à lui laisser une bonne note 🙂

Test de l’aile volante Parrot Disco FPV
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