Parrot Bebop 2
550Un excellent drone Full HD
Bonne autonomie de 25 minutes
Filmer de manière stabilisée avec la caméra Fish EYE Full HD
Contrôleur performant

Deuxième version du drone Bepop du constructeur français Parrot, le Bepop 2 nous arrive avec beaucoup d’améliorations. A ce niveau, on souligne notamment l’amélioration de la batterie qui offre une autonomie plus longue annoncée à 25 minutes. Le Bepop 2 est proposé au prix de 500€ au lancement sans la skycontroller, ce qui le met en concurrence direct avec le Phantom 3 standard de DJI. Voyons alors ce que ce drone a vraiment dans le ventre.

Présentation du drone

Packaging

Pour à peu près 500€ (lors du lancement) vous avez un package contenant le drone Bepop 2, une batterie, un chargeur secteur avec son câble et un adaptateur qui le permet d’être compatible aux prises secteurs d’une bonne partie des pays  du monde. Vous y trouverez aussi un câble USB, 2 paires d’hélices plus deux autres paires de rechange en cas de casse, un petit outil pour le montage et démontage des hélices et un guide d’utilisation.

Design

En ce qui concerne le look en lui-même, c’est plutôt réussi. Le dos du drone est recouvert par un plastique souple que la forme bombée du drone rend plus rigide, la conception des éléments du drone a été fait avec un plastique renforcé avec de la fibre de verre pour le rendre plus solide. Le Bepop 2 est vraiment agréable à regarder.  Le drone est de couleur noir avec des parties blanches. Le logo de la marque est imprimé en noir sur la partie avant du dos du drone. Les finitions sont bien réalisées. L’antenne GPS est logée dans la coque en plastique pour la protéger des perturbations, les câbles sont gainés et l’assemblage donne une impression de bonne qualité

La partie carène se divise en deux. La coque qui porte tout la partie électronique du drone, prend une forme aérodynamique plutôt fuselé, pointu vers l’avant et évasé à l’arrière. La seconde partie est la plateforme fixée en dessous de la coque par des amortisseurs en caoutchoucs. Elle porte les 4 bras fixes et sert aussi à absorber les vibrations des moteurs. Pour alléger le drone, la plateforme a été délestée de tout ce qui ne lui est pas essentiel. Le dos et l’arrière est presque entièrement occupé par la batterie. Elle s’insère facilement en la poussant vers le connecteur et se fixe par un système de clipse. Pour la retirer même principe, il suffit de tirer dessus.

La caméra, légèrement inclinée vers le bas, occupe tout l’avant de l’appareil. Il est encastré dans la coque du drone mais l’objectif ressort pour former une proéminence à l’avant du drone.  La caméra est entourée de protection. La protection du haut est formée par un amortisseur fait avec une capsule d’air et la protection du dessous est assurée par du polystyrène. Les tests effectués sur le drone ont montré l’efficacité du système.

A l’arrière du drone on peut voir  un bouton qui sert à mettre le drone sous tension. Le bouton est pourvu d’un Led qui s’allume quand le drone est sous tension. Au dessus on trouve un connecteur pour Micro USB.

Sur les moteurs, il y a 4 hélices. Les couleurs sont justes pour le fun, c’est égal que vous mettiez les blanches à l’avant et les noires à l’arrière ou le contraire. Les hélices sont autobloquantes et elles se fixent à l’aide d’un petit outil livré dans le pack original. En dessous les bras finissent par des petits patins d’atterrissages fixes eux aussi.

Le Bepop 2 a prit un peu de poids, 100g, et quelques centimètres, 4 cm plus long et 6 cm plus large, par rapport à son ainée le Bepop 1.

Ainsi, il fait maintenant 32.8 cm de longueur et de largeur et 8.9cm de hauteur pour un poids de 500g prêt à décoller. Au diagonal, d’un moteur à l’autre, il mesure 28cm.

Le Bepop 2 est un drone plutôt compact, ses dimensions lui permettent de tenir dans un grand sac à dos. Le problème est qu’il n’est pas pliable, donc vous risquez de casser un élément du drone s’il est mal transporté.

Il est à remarquer que pour protéger l’objectif lorsque vous n’utilisez pas le drone ou lors des transports, il est muni d’une petite capuche de protection.

Caractéristiques techniques

Le Parrot Bebop 2 est équipé de4  moteurs Brushless Outrunner de 1280 KV qui le propulsent à une vitesse maximale de 60km/h. La vitesse ascensionnelle maximale est de 16km/h et l’altitude maximale de vol est de 2000m.

Les hélices sont des modèles à trois pales avec des fixations à 3 points sur le moteur. Les fixations sont des modèles particuliers à cette marque et pour retirer les hélices  ou les fixer, un petit outil vous est fourni à l’intérieur du pack. Un code vous permet de ne pas vous tromper dans le sens de montage des hélices.

La batterie est un des changements que le Bepop a subit. La capacité est plus du double de la version précédente, passant de 1200 mAh à 2700 mAh avec une autonomie maximale annoncée de 25 minutes de vol. Au cours des tests qui ont été effectués sur le drone, et malgré des conditions de vol plutôt dures, le drone a toujours tenu au-delà de 20 minutes de vol, ce qui est dans la moyenne haute en matière d’autonomie par rapport à tous les concurrents.

La batterie est amovible et se charge par un chargeur secteur fourni dans le pack initial. Il faut compter environ 90 minutes pour une charge complète de la batterie.  Pendant que la batterie charge, un led rouge s’allume. Quand la batterie est pleine, le led devient vert.

La Bebop 2 est équipée d’une caméra Aptina CMOS de 14Mp avec une focale Fish-eye Sunny 180° et une ouverture 1/2,3’’. La résolution de la vidéo est en Full HD (1920 x 1080p) à 30i/s et la résolution de la photo est 4096 x 3072p, soit du 12Mp. Les formats photos possible sont en RAW, JPEG, DNG.

  • Qualité de l’image : Les photos en Jpeg sont plutôt de bonne qualité avec de belles couleurs et un bon contraste. L’effet fish-eye est corrigé numériquement. Par contre, on remarque tout suite que l’image n’est pas très nette et de plus les bords sont recourbés. Avec les modes Jpeg 180° et DNG, l’image ne subit pas de traitement et est enregistrée telle qu’elle est prise par l’appareil. Pour pouvoir exploiter l’image, il faut la corriger avec un logiciel de traitement d’image. Les meilleures prises de vues s’obtiennent avec une luminosité assez élevée, soit en plein soleil, soit dans un environnement bien éclairé. Plus la luminosité est faible, plus l’image se dégrade.

En vidéo, l’image est étonnant de stabilité et cela en toute circonstance. Un petit effet de pixellisation apparait quand le drone est vraiment secoué ou quand les hélices sont endommagées. Les couleurs et les contrastes sont satisfaisants. Même à 30i/s, les prises de vue ne souffrent d’aucune saccade ou de ralentissement. Par contre le constat est même qu’avec les photos, la prises de vues manquent de netteté et de piqué et souffrent du manque de luminosité.

Bref, pour les petits écrans comme les smartphones et les tablettes, la qualité de l’image peut passer, mais sur un écran plus grand, elle est insatisfaisante.

Le Parrot Bebop n’est pas pourvu d’une nacelle mécanique avec moteur brushless. La stabilité de l’image se fait en électronique. Le drone filme une image à 180°, puis le logiciel déplace le capteur virtuellement vers la surface sensible pour générer une image stabilisée.

Est-ce que ça marche ? Oh oui ! C’est  d’une efficacité exemplaire, à tel point que ça peut rivaliser sans problème avec les stabilisateurs avec moteurs Brushless. En toute circonstance la stabilisation numérique n’a jamais failli même que le drone effectue des figures acrobatiques, ou en lutte contre le vent. Excellent point fort du Bebop 2.

Le drone dispose d’une association de 7 capteurs qui contribuent à ce que le drone fasse des vols stables en intérieur et en extérieur  ainsi que des vols stationnaires stables: le capteur à ultrason se trouve sur le ventre de l’appareil, il mesure la hauteur du drone par rapport au sol et contribue à corriger les à-coups verticaux. L’altimètre verticale mesure la distance verticale entre le drone et un point de référence (en l’occurrence, le sol ici) la caméra verticale se trouve aussi sur le ventre de l’appareil. Il filme le sol en temps réel et transmet les images au contrôleur de vol pour qu’il compense en cas de mouvement du drone sans commande du pilote. Le drone dispose aussi d’un accéléromètre 3 axes, d’un gyroscope 3 axes et d’un magnétomètre 3 axes.

Puisqu’on parle de positionnement, le drone dispose aussi d’un GPS et de GLONASS autonome pour faciliter l’acquisition de satellite pour le positionnement du drone. Le GPS et le GLONASS travaille en collaboration avec les capteurs pour créer un système de stabilisation de vol et de vol inertiel.

La connexion du drone avec le smartphone ou la tablette se fait via Wifi. Le Bebop 2 est équipé de Wifi 802.11 a/b/n/ac  et de  Wifi MIMO avec antennes 2,4 GHz. La portée maximale du signal est de 300m dans un environnement favorable, c’est-à dire sans obstacle ni interférence. Il est à remarquer  que si auparavant la connexion Wifi n’était pas sécurisée, depuis la mise à jour FreeFlight 3 v3.9 et Bebop V3.2 la connexion est maintenant sécurisée.

L’application dédiée au drone est le FreeFlight 3. Elle peut-être téléchargé gratuitement sur le smartphone ou la tablette qui va servir à piloter le drone. L’application est compatible avec les appareils avec un système d’application Android, IOS ou Windows 8.1 (mobile et PC)

Le Bebop 2 dispose d’un espace de stockage de 8Go non extensible par carte mémoire. Les prises de vues sont donc directement enregistrées sur le mémoire du drone

Le drone n’a pas de radiocommande. Il se pilote avec un smartphone. Par contre si vous êtes prêts à investir quelques centaines d’Euros en plus, vous pouvez vous procurer la radiocommande Skycontroller qui est compatible avec le drone. Il est vrai que cette radiocommande n’est pas des plus compactes et qu’elle pèse pas moins de 1.6Kg, mais le Skycontroller apporte des avantages considérables  qui valent la peine d’investir un peu pour l’avoir. Il permet d’augmenter la portée du signal Wifi qui passerait de 300m à 2Km. Une estimation un peu optimiste sans doute mais même dans le pire des cas, c’est toujours mieux que les 300m théoriques avec le smartphone. L’autonomie du Skycontroller dure plusieurs heures, ainsi il ne risque pas de rendre l’âme avant le drone. Il dispose d’un emplacement pour mettre votre smartphone ou tablette qui vous servira alors d’écran de contrôle, et comme la portée du Wifi est meilleure, le retour vidéo est aussi plus fluide avec moins de latence.

Le Skycontroller dispose d’un connecteur HDMI pour diffuser directement les images vers un écran ou vers des lunettes FPV.

Et enfin, même avec sa taille, il est plus facile de piloter avec  une grosse radiocommande plutôt qu’avec un smartphone ou une tablette. Vous pouvez profiter pleinement de toutes les performances de votre drone (vitesses, réactivité, nervosité….) et si vous possédez déjà le Skycontroller du Bebop 1, il est compatible avec le Bebop 2.

Utilisation

L’utilisation du Bebop 2 est vraiment facile et intuitif. Il dispose de plusieurs fonctions et vol automatisées qui vous assistent durant le pilotage de votre drone.

Avant de commencer à utiliser le drone, vous devez monter les hélices et insérer la batterie déjà chargée. Pour mettre le drone sous tension, il faut appuyer sur le gros bouton rouge à l’arrière du drone qui s’allume en rouge.

Côté smartphone, vous devez télécharger l’application FreeFlight 3 dans votre appareil puis pour lancer la connexion Wifi avec le drone, regardez dans les paramètres wifi de votre smartphone, parmi les appareils détectés vous trouverez votre drone sous le nom de « Bebop2-xxxxx ». Cliquer dessus pour confirmer  l’appairage du drone avec votre smartphone. Une fois que c’est fait, vous de suite commencer à voler en appuyant sur la touche « vol libre ».

L’interface de l’application FreeFlight est bien organisée et complète. Il est facile de s’y retrouver. . Pour la première utilisation ou pour une réutilisation après une longue durée d’inutilisation, des instructions à l’écran vous guideront pour le paramétrage de votre drone. L’écran principal affiche tout de suite les images filmées par la caméra dès le lancement de l’application. En surimpression du retour vidéo, vous verrez l’horizon artificielle, une ligne qui montre la direction vers laquelle la caméra pointe, la vitesse, l’altitude, l’autonomie restante, une icône pour accéder aux paramètres du drone, un bouton pour déclencher et stopper les prises de vues. Un bouton qui se change en décollage ou atterrissage selon l’endroit où se trouve le drone et enfin un bouton Emergency.

Le bouton paramètre vous donne accès aux différents réglages du drone : La calibration des outils, les paramètres de pilotage, les paramètres de limite de vol (géo barrière), les paramètres de prise de vue et ceux de l’image et enfin les paramètres du réseau.

Pour décoller, il suffit d’appuyer sur le bouton décollage. Le vol s’élève alors à 1 m au dessus du sol et maintient un vol stationnaire en attendant vos commandes.

A partir de là, vous pouvez voir sur votre écran les joysticks virtuels. A gauche, le joystick pour monter, descendre ou commander une rotation du drone. A droite, le Joystick pour la direction (avant, arrière, gauche, droite) Comme les deux joysticks sont placés côte à côte, plus l’écran de votre smartphone/ tablette sera large, plus vous serez à l’aise.

En vol, le drone répond bien aux commandes. Il est facile à piloter même pour un débutant. Il suffit d’effleurer le smartphone pour qu’il réponde aux commandes et on se laisse vite emporter par la fluidité de ses mouvements.

Qu’il évolue ou qu’il effectue un vol stationnaire, le drone est très stable grâce à l’action coordonnée du GPS/Glonass avec les capteurs IMU, le capteur à infrarouge et la caméra verticale.

Le drone est compatible avec les vols en intérieur sans signal GPS/ Glonass. Il s’appuie alors sur les données fournis par la caméra verticale et le capteur à infrarouge pour stabiliser son vol.

Pour les prises de vues, vous pouvez prendre des vidéos, des photos. Vous pouvez même prendre une photo pendant le mode vidéo.  Les prises de vues sont stockées dans le mémoire du drone. Comme le drone ne dispose pas de carte mémoire amovible. Ainsi, pour récupérer vos prises de vues, vous pouvez connecter le drone à un ordinateur et faire un copie/coller des données depuis votre drone vers votre ordinateur, ou vous pouvez aussi transférer les données vers votre smartphone.

Pour vous aider dans vos prises de vues le Bebop 2 vous propose différents mode de vol automatisé :

  • Le mode Follow-me est désormais plus performant grâce à la combinaison de deux technologies : le suivi GPS du smartphone et la reconnaissance visuelle. Le follow me contient 2 modes possibles : le Cadrage automatique qui s’appuie sur la reconnaissance visuelle pour faire la cadrage parfait, et le suivi automatique qui consiste pour le drone à utiliser à la fois la reconnaissance visuelle et le signal GPS de votre smartphone pour vous garder toujours dans le cadre et vous suivre lorsque vous vous déplacez.
  • Perfect side : choisissez votre côté préféré, gauche, droite, avant ou arrière le drone reste sur ce côté en gardant la caméra fixé vers vous.
  • Climb : le drone vous suit à une hauteur constante lorsque vous montez une pente ou même lors de vos activités d’escalade
  • Magic dronies : comme son nom l’indique, ce mode est orienté vers les selfies. Il y a trois choix de mode possible : l’orbit, au cours du quel le drone évolue à vitesse régulière autour de vous.

Boomerang : avec ce mode, le drone fait un vol arrière/avant en face du cible

Parabola : le drone fait un demi-tour au dessus de la ville.

Zénith : le drone monte et descend au dessus de la cible.

  • RTH : le RTH est un retour automatique du drone à son point de départ. Le RTH est demandé par le pilote souvent pour des raisons de sécurité et parfois pou des raisons pratiques. En fait, le drone ne revient pas à son point de départ, il revient vers sa radiocommande grâce au signal GPS de ce dernier. Il atterrira toujours près de vous-même si vous vous êtes éloigné de votre point de décollage initial.

Le drone peut aussi effectuer des acrobaties comme des loopings d’un clic sur votre smartphone

Pour des vols en toute sécurité, Bebop dispose de système de sécurité sur lequel vous pouvez compter en cas de nécessité. Sur l’écran de votre smartphone, vous trouverez  une icône nommée « emergency ». Un appui sur cet icône a pour effet de stopper net le drone dans toutes ses actions en cas de perte de contrôle ou toute autre situation potentiellement dangereuse. Seulement attention, avec l’effet d’inertie, même si vous stoppez le drone, il risque de se prendre un mur si vous vous y prenez trop tard.

D’autre part, les hélices disposent aussi d’un système d’arrêt automatique en cas de contact.

Avant que la batterie ne soit complètement épuisée, des notifications et des vibrations vous parviennent pour que vous rameniez votre drone.

En cas de perte de connexion, le drone s’arrête et se met en vol stationnaire jusqu’à ce qu’il retrouve le signal ou jusqu’à ce que la batterie soit vide. A ce niveau, il descend tout seul et atterrit là où il se trouve.

Vous vous êtes bien amusé et il est temps d’atterrir. Vous avez deux choix possibles : soit vous appuyez sur le touche atterrir sur l’écran de votre smatphone soit vous demandez un RTH. Dans les deux cas, le drone atterrira automatiquement.

Conclusions

La seconde génération du drone Bebop a subi beaucoup de transformations par rapport à son ainé. Il est plus grand et plus lourd. Sa nouvelle batterie lui donne une autonomie deux fois plus élevé que le Bebop 1 avec ses 25 minutes. Pour continuer avec les points forts, le drone dispose d’un système de stabilisation des images ultra performant et enfin, il est facile à piloter. Mais est-ce suffisant pour l’acheter ? Honnêtement, si la qualité de l’image est importante pour vous, passez votre chemin car vous seriez déçu. Par rapport à ses concurrents directs comme le Phantom 3 de DJI par exemple, il est vraiment dépassé.

Bref, c’est un drone plutôt sympa mais il ne faut pas être trop regardant sur la qualité de l’image au risque de désenchanter rapidement.

Notez le test du Parrot Bebop 2

Avez-vous apprécié ce test du drone Parrot Bebop 2 ? Nous avons pris beaucoup de plaisir à tester ce drone et nous espérons que vous laisserez à ce test une très bonne note 🙂

Test du Parrot Bebop 2
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