Parrot Mambo FPV
177Une expérience de pilotage en immersion dans une course de drone
Mini drone avec possibilité de pilotage en FPV
Facile à piloter même pour les novices, accessoires complet
vitesse maximale 30Km/h, parfait pour un premier pas dans les courses de drone
bonne assistance au pilotage pour une utilisation sereine pour les novices

Dans la gamme des mini drones du constructeur Français Parrot, voici une version améliorée du Parrot Mambo, le Parrot Mambo FPV, avec plus d’accessoires, une caméra FPV amovible, la possibilité de faire des vols en immersion et d’autres petites améliorations encore

« Je plonge au cœur d’une course de drone ». Cette publicité pour le Parrot Mambo FPV dit tout. En effet, si le Parrot Mambo version standard était un jouet très ludique certes avec son canon à bille et sa pince, ce drone semble s’adresser à un autre niveau de consommateur car il est sensé nous permettre de faire des courses de drone et cela en pilotage FPV. Ainsi, on attend de ce drone qu’il soit rapide et réactif avec un retour vidéo très stable et fluide même à grande vitesse pour être utilisable avec des lunettes FPV.

Présentation

Au niveaude l’apparence extérieure, vous ne trouverez pas de différences significatives entre le Parrot Mambo FPV et le Parrot Mambo version standard.

La spécificité du Mambo FPV est qu’avec lui on peut faire des vols en FPV. Ainsi, des accessoires correspondant à cette fonction sont fournis avec le drone à l’achat. Vous pourrez de ce fait trouver dans l’emballage initial du Mambo FPV en plus du drone, la petite caméra amovible issue de la technologie smart block, les lunettes FPV Cockpitglasses 2, la radiocommande des mini drones de Parrot, la Flypad, une batterie, des protections pour les hélices, un câble USB et un guide d’utilisation.

Design

Comme nous l’avons spécifié plus haut, il n’y pas de différence significative au niveau du design. Le Mambo FPV est un quadricoptère dont le module qui contient la partie électronique est entouré par les quatre bras qui portent le moteur et les hélices. Le drone est conçu avec du plastique ( polyamide et propylène). Ce matériau a été choisi pour sa capacité à supporter les chocs consécutifs à des petits accidents sans que le drone ne tombe en morceaux. Toujours dans le même registre, la caméra FPV est conçue de manière à se détacher en cas de crash pour éviter la casse. En tout cas, force est de constater que les tests assez intensifs, ponctués de nombreux crashs que le drone a subi n’ont pas réussi à l’égratigner plus que ça.

La caméra est de forme cylindrique avec une base muni d’un connecteur sur le ventre qui vient s’encastrer sur une base à empiècement située sur le dos du drone. A l’arrière de la caméra on peut voir un connecteur pour une carte micro USB (non fourni) qui servira à stocker les prises de vues. Les dimensions de la caméra sont de 6.2 cm de longueur, 2 cm de largeur et 1.7 cm d’épaisseur pour un poids d’un peu moins de 10g. La batterie est logée dans une trappe sous le connecteur de la caméra à l’arrière du drone. Le connecteur de la batterie se trouve au fonds de la trappe. Pour connecter la batterie, il suffit de la glisser au fonds de la trappe.

Les lunettes FPV sont des Parrot Cockpitglasses 2. Elles sont compatibles avec les téléphones sous Android ou IOS avec une dimension comprise entre 4.5’’ à 6’’.

Des carènes sont fournies avec le drone pour éviter que les hélices se cassent en cas de collision. Elles sont munies d’un système de fixation à clip pour les positionner facilement les bras devant chaque moteur du drone. Ils peuvent aussi s’enlever facilement et vous pouvez utilisez le drone sans les carènes si vous le souhaitez, mais il vaut mieux les mettre, surtout pour voler en intérieur pour éviter d’avoir à remplacer les hélices en cas d’accident, mais aussi, ce qui n’est pas négligeable, pour protéger vos objets précieux. Les carènes enlèvent un peu de l’aérodynamisme du drone mais sans vraiment influencer la performance ou l’autonomie du drone.

Pour les dimensions le Mambo FPV fait un carré de 18cm de côté et 18cm de hauteur pour un poids de 63g sans ses accessoires et 73g avec la caméra.

Comme tous les mini drones de Parrot, Le Parrot Mambo FPV est compatible avec la Flypad, mais contrairement au Mambo standard par exemple, avec le Parrot Mambo FPV la radiocommande Flypad est fournie à l’achat. La Flypad est connue pour sa ressemblance avec des manettes de jeux vidéo. Tout de noir vêtue, la façade est plutôt épurée. Vous y trouverez deux joysticks, des boutons nommés 1 et 2 sur la partie basse du côté gauche, et des boutons nommés A et B sur le côté droit. Il y a aussi un bouton pour allumer la radiocommande et un bouton décollage/atterrissage. Au dessus, au niveau de la tranche il y a les boutons L1 et L2, et R1 et R2. Les dimensions sont de 16,5 cm de longueur, 9,7 cm de largeur et 6,6 cm d’épaisseur pour un poids de 295g, support pour le téléphone compris. Le support pour le téléphone est réglable et peut accueillir un appareil d’une taille maximale de 16 cm de longueur, 7,8 cm de largeur et 9,8 cm d’épaisseur.

Caractéristiques techniques

Pour pouvoir alimenter le drone et la caméra, Le Mambo FPV a été dotée d’une batterie un peu plus puissante que celle du Mambo standard. La capacité de la batterie du Mambo FPV est de 660 mAh au lieu de 550 mAh.

Comme le Mambo FPV a plus d’équipements que la batterie doit alimenter, l’accroissement de capacité de la batterie n’apporte pas un gain d’autonomie. On reste toujours sur une autonomie maximale annoncée par Parrot de 10 minutes quand il vole seul, et de 8 minutes avec les accessoires. Ces estimations sont malheureusement un peu ambitieuses car après les tests effectués sur le drone, il s’est avéré qu’une fois la caméra FPV fixée, l’autonomie ne dépassait pas les 6 mn 40s, et elle diminue encore si pendant le vol la caméra enregistre les prises de vues sur la micro SD.

Honnêtement, c’est une autonomie assez correcte pour ce genre de drone. En effet, compte tenue la compacité du drone, il peut difficilement transporter une batterie beaucoup plus grosse et donc avec une plus grande capacité. Si vous désirez prolonger le temps d’utilisation de votre drone, la solution serait d’investir dans des batteries de rechange, compter environ 15€ pour une batterie. Normalement, la batterie du drone se charge en connectant le câble USB fourni au drone, donc il faut aussi prévoir un chargeur indépendant. Il faut compter environ 30 minutes pour une recharge complète avec un chargeur 2,1A.

La Flypad est alimentée par une batterie d’une capacité de 220mAh. L’autonomie de la radiocommande est de 6h. La recharge se fait en connectant le câble USB fourni avec le drone sur un connecteur au niveau de la radiocommande. Pour une recharge complète, compter environ 2h.

Le Parrot Mambo est connu pour sa stabilité en vol. Des capteurs IMU, un capteur de pression, un capteur à ultrason et un capteur optique collaborent pour obtenir cette stabilité

Les capteurs IMU sont composés par un accéléromètre et un gyroscope 3 axes. L’accéléromètre 3 axes permet de surveiller les mouvements des positions. Le gyroscope 3 axes mesure le tangage, le roulis et le lacet.

La stabilisation verticale s’obtient grâce au capteur à ultrason qui se trouve sur le ventre de l’appareil. Ce capteur permet de mesurer la hauteur du drone par rapport au sol en émettant à intervalle régulier un son qui se propage et se réfléchit vers le drone quand il rencontre un obstacle. La hauteur du drone est calculé à partir du temps que met le son à revenir jusqu’au capteur. La hauteur maximale de fonctionnement est de 4m.

Le capteur de pression fait ici office d’altimètre pour une meilleure précision des corrections d’altitude.

La caméra verticale filme le sol sous l’appareil en continu et transmet les données au contrôleur de vol en temps réel. Pour garder une bonne stabilité horizontale, le contrôleur de vol analyse les images prises par la caméra verticale et si elles sont différentes, c’est que le drone bouge. Si le contrôleur de vol ne détecte pas de commande venant du pilote, il sait que le drone dérive et il agit sur les moteurs pour compenser.

La radiocommande interagit avec le drone via une connexion Bluetooth. La portée du signal est de 100 m. La connexion entre le téléphone et la caméra se fait via Wifi pour le retour vidéo.

La caméra FPV s’imbrique sur le dos du drone pour s’alimenter en courant électrique. La caméra peut filmer des images en HD en 1280 x 720 px à 30i/s.

La qualité des images n’est pas extraordinaire, mais elles ne sont pas mauvaises non plus avec un bon contraste et de belles couleurs. Par contre comme les images ne sont pas stabilisées, elles bougent beaucoup dès que le drone est en mouvement. Ce n’est pas très agréable à visionner, ça donne la nausée. Il est aussi possible de prendre des photos stockées en 1280 x 720px.

Le pilotage en FPV

Pour pouvoir piloter en FPV, surtout pour des drones racers, il faut des images très fluides, très stables et avec très peu de latence. Pour avoir tout ça, il faut plusieurs facteurs :

  • Le nombre d’image par seconde : du nombre d’image par seconde dépend la fluidité de l’image à grande vitesse. Pour piloter en FPV, il faut au moins du 25i/s, mais plus Le nombre d’image par seconde est élevé, plus les images seront fluides lorsque le drone évolue à grande vitesse. A 30i/s le retour vidéo est suffisamment fluide pour piloter en FPV, mais il faut que le drone évolue très lentement pour garder les images stables. Dès que le drone prend de la vitesse, les images se dégradent pour faire apparaître des paquets de pixels et le paysage autour se met à devenir flou. Ainsi, il faut au moins de 60i/s, voire plus pour garder des images fluides pour un drone racer

La transmission vidéo : Parrot a choisi le wifi pour la transmission du retour vidéo. Cette technologie dite numérique est caractérisées par une forte latence, une faible quantité d’image par seconde et une compression élevée. La portée du signal wifi est de 100m et à mesure que le drone s’éloigne la compression devient plus forte et l’image finit par figer et se perdre. Dans le monde des drones racers, la transmission par radiofréquence, dite analogique à 5.8GHz est celle qui est le plus souvent utilisée pour sa meilleure qualité de la transmission d’image. Le propre du pilotage en FPV c’est que quand on a des lunettes FPV devant les yeux, on ne peut pas voir le drone et on se fie uniquement sur le retour vidéo pour le piloter . Ainsi pour pouvoir piloter correctement dans les courses de drone, il faut une latence inférieure à 40 millisecondes sinon on n’a pas le temps d’éviter les éventuels obstacles. Avec le Mambo FPV, la latence varie entre 100 et 140 millisecondes c’est trop long pour avoir le temps de réagir face à un obstacle.

Fonctionnement

Le Mambo FPV pratiquement prêt à être utilisé dès la sortie de la boîte. Tout ce qui vous reste à faire avant le premier décollage c’est monter les hélices, les protections des hélices et la caméra FPV.

Cette caméra est destinée à enregistrer les prises de vues et à transmettre le retour vidéo qui sert surtout au pilotage FPV. Le base à empiècement au dos du drone sert de connecteur et permet d’alimenter la caméra en courant électrique.

Pour pouvoir piloter en immersion, il faut activer le mode Masque dans l’interface de l’application. L’image sur l’écran de votre téléphone se divise alors en deux, une pour chaque œil. Une fois que le téléphone est placé dans les lunettes, vous ne verrez plus qu’une seule image à travers les deux lentilles grossissantes. Pensez à vous asseoir lorsque vous pilotez en FPV car avec les lunettes sur les yeux, vous risquez d’être un peu désorienté au début et de tomber en prenant un virage.

Pour déclencher ou arrêter les prises de vues, il faut appuyer sur une touche dédiée sur la radiocommande.

L’application Freeflight Mini, en plus de permettre le pilotage du drone, donne aussi accès aux réglages des paramètres comme l’altitude, l’inclinaison ou la vitesse du drone. L’application est disponible en téléchargement gratuit sur l’App Store et sur Google Play. Elle est compatible avec les téléphones sous IOS 7 et plus et les téléphones sous Android 4.3 et plus.

Grâce à l’assistance au pilotage qui veille à maintenir la stabilité du drone, on est rapidement en confiance et le pilotage est très facile même pour les novices. Si vous avez des problèmes durant le pilotage et que vous ne savez plus quoi faire, il suffit de lâcher les commandes et le drone se stabilise et se met en vol stationnaire tout seul.

Pour l’appairage du drone avec la radiocommande, il faut allumer le drone et le téléphone et activer le Bluetooth. Dans l’application FreeFlight, vous trouverez une liste de drone, il vous suffit de sélectionner le votre pour procéder à l’appairage. Ensuite, cliquez sur l’icône représentant le Flypad, puis sélectionner le votre pour l’appairer avec le drone. Un voyant lumineux vous informera de la réussite de l’appairage. Pour appairer la caméra FPV avec le téléphone, il faut activer le Wifi et sélectionner la caméra.

Même si sa toute petite taille destine plutôt le drone aux vols en intérieur, il peut très bien voler en extérieur à condition qu’il n’y ait pas de vent car il risque d’être emporté et de créer un accident.

Pour décoller, vous pouvez soit appuyer sur la touche dédiée sur la radiocommande, soit lancer le drone qui déclenchera alors automatiquement ses moteurs et prendra de l‘altitude de lui même.

Le drone dispose de trois modes de vol. Le mode normal est un mode dans lequel le pilotage est très assisté. Ce mode est surtout destiné aux novices et c’est le mode par défaut du drone. En mode Drift, la stabilisation horizontale est désactivée. Cela veut dire que si vous lâchez les commandes, le drone se stabilisera seul, mais au lieu de rester en vol stationnaire il continue à avancer. En mode Racer, la stabilisation verticale est aussi désactivée. Donc vous pilotez sans aucune assistance, c’est à vous de maintenir le drone en l’air et de le garder dans le bon axe.

Même si le drone ne dispose pas du mode Accro que l’on trouve habituellement sur les drones racers, vous pouvez régler les paramètres pour qu’il devienne plus nerveux et réactif, sans oublier que ce drone est quand même très rapide.

Conclusions

Parrot propose le Parrot Mambo comme un drone racer que l’on peut piloter en FPV dans une course. Honnêtement de ce côté, on s’attend à mieux. Les images ne sont pas assez fluides pour qu’on puisse piloter en FPV à grande vitesse et la latence est trop longue pour avoir une bonne marge de réaction face à un éventuel obstacle. Cependant, si on pilote ce drone à une vitesse réduite, le pilotage en FPV est très agréable.

Pour les atouts, Il est solide, facile à piloter même pour un novice et suffisamment performant pour donner de belles sensations en vol pour un pilote plus expérimenté à condition de piloter à vue.

Promesses tenues pour le Parrot Mambo FPV ?

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