DJI Spark
600Un drone génial !
Selfie drone pilotable avec des gestes !
Caméra stabilisée Full HD
Drone intelligent avec des capteurs et pleins de modes de vol

Dernier de DJI, le Spark est un mini drone à la fois mignon et performant. Le DJI Spark n’était pas encore sorti qu’il attisait déjà la curiosité des consommateurs suites à des photos et des renseignements du prototype qui ont fuités de chez DJI. Ainsi la sortie de ce drone était attendu plus qu’impatiemment et les spéculations allaient bon train pour savoir ce que ce drone serait. Maintenant que le DJI Spark est là voyons si ce drone mérite vraiment autant d’enthousiasme.

Présentation


Packaging

Le DJI Spark est un drone ultra compact. C’est le plus petit drone produit par DJI jusqu’à présent. Il est tellement léger dans son emballage qu’on croirait que la boite est vide. Le DJI Spark est livré avec une boite en polystyrène pour le transporter en toute sécurité, sa batterie et le chargeur secteur/USB, un câble USB,  ses 4 hélices plus deux hélices de rechange. Il existe une version livrée avec une radiocommande, une batterie de rechange, et un chargeur pour la batterie  pour 200 Euros de plus, ou vous pouvez, à votre convenance, vous procurer juste la radiocommande à part.

Design

Le DJI Spark a un design assez différent des autres mini drones présents sur le marché. La coque est de forme rectangulaire avec le dos bombé qui contient tout l’électronique du drone. A l’avant on trouve un panneau Led derrière lequel se place le capteur pour la détection d’obstacle ;  puis en dessous, il y a la petite nacelle avec sa caméra. L’arrière est occupé presque entièrement par la batterie amovible. Sur le dos de la batterie on peut voir des diodes et un bouton qui renseignent sur l’état de la charge de la batterie. Sur le ventre de l’appareil, on peut voir le Vision Positioning System composé d’une caméra verticale et de capteurs et juste au dessus de l’emplacement de la batterie il y a une petite trappe qui contient l’ouverture pour insérer une carte microSD ainsi qu’un connecteur pour USB de type B.


Le DJI Spark a été conçu avec un alliage de magnésium qui résiste bien aux chocs et aux collisions. Sa coque est (pour une fois !) disponible en 5 couleurs possibles : rouge, jaune, bleu, vert,  blanc.


Les bras ne sont pas pliables contrairement au Mavic Pro, par contre les hélices sont pliables pour un minimum d’encombrement. Les hélices sont autobloquantes et disposent d’un système qui vous évite de vous tromper de côté lors du montage. Pour fixer les hélices, il suffit de les placer sur l’axe des moteurs et les visser en un tour de poignet.

Sous chaque moteur, il y des Led de différentes couleur pour pouvoir différencier l’avant de l’arrière, car vu la taille du drone, distinguer l’avant de l’arrière devient très vite difficile dès que le drone s’éloigne ou prend de l’altitude.

Dimensions

En tant que mini drone ultra compact, le DJI Spark a de toutes petites dimensions. Hélices comprises, il forme un carré de 14.3 cm de côté et de 5,5 cm de hauteur. En diagonal, d’un moteur à l’autre, il fait  17 cm.

Pour le poids, il fait 190g. Prêt à voler avec tous ses accessoires, il fait 300g. Avec le poids et les dimensions qu’il a, le DJI Spark fait partie des drones qui n’ont pas besoin d’effectuer la mise à jour de DJI et n’est pas soumis aux nouvelles lois régissant l’utilisation des drones.

En matière d’encombrement, le DJI Spark, une fois ses hélices repliées peut tenir dans un sac à dos sans problème. Même logé dans sa boite de protection, on peut le transporter facilement dans un sac.

La radiocommande destinée au DJI Spark est assez minimaliste. Pas d’écran intégré ni d’emplacement pour fixer le smartphone qui servira d’écran. Sur la façade de couleur noir, on peut voir 2 joysticks, un bouton pour la mettre sous tension, un bouton pour le décollage et l’atterrissage un interrupteur pour passer en mode sport et enfin les boutons pour déclencher les prises de vues et prendre les photos

Caractéristiques techniques

Le DJI Spark est doté de 4 moteurs brushless capables de le propulser à une vitesse maximale de 50km/h en mode Sport et en pilotage avec une radiocommande.

La vitesse maximale de descente est de 3m/s en mode RTH pour un atterrissage automatique. La vitesse maximale d’ascension est aussi de m/s en mode sport et par un temps sans vent. La hauteur maximale d’ascension est de 4000m.

La batterie est une Lipo 3S avec une capacité de 1480mAh. La tension est de 11.4V et la tension maximale de charge est de 13.5V. La puissance est de 16.8Wh et le poids de la batterie est de 95g. Cette batterie permet une autonomie maximale de 16 minutes selon le constructeur, mais plus prudente, je dirais plutôt 14 voire 12 minutes selon les conditions de vol et l’utilisation du drone. Il faut environ 1h pour la recharger. La recharge se fait avec le chargeur secteur/USB fournit ou par câble USB sur un PC par exemple ou encore via l’allume cigarette de la voiture. Comme la batterie est amovible, vous pouvez en emporter une ou deux de rechange que vous rechargerez dans votre voiture pendant que vous utiliserez le drone.

La batterie du drone est une batterie intelligente. Elle dispose d’un bouton qui lorsqu’on appuie dessus allume des LED pour vous renseigner sur l’état de charge de la batterie.

Attention, il à remarquer que même si la batterie n’est pas dans le drone, elle peut se décharger toute seule si elle n’est pas complètement éteinte.

Le DJI Spark est équipé d’un capteur CMOS 1/2.3’’ de 12Mp. Le FOV est de 81.9% de 25mm et  f/2.6 (équivalent au format de 35mm). La plage ISO varie de 100 à 3200 en photo et va jusqu’à 6400 en vidéo. La vitesse de l’obturateur  est comprise entre 2s et 1/8000s. La vitesse maximale d’enregistrement vidéo est de 24Mb/s et le format supporté est de FAT  32.

Avec cette configuration, le DJI Spark, qui est quand même un drone destiné aux selfies produit des images tout à fait satisfaisantes même en situation de faible luminosité. La résolution des photos est de 3968 x 2976px, soit du 12Mp en format JPEG. L’effet fish –eye est corrigé automatiquement par le logiciel du DJI Spark, donc pas de courbure qui apparait sur les lignes droites et l’horizon. En mode photo, vous disposez  de prises de vues uniques et de rafales. En mode rafale, vous avez la fonctionnalité  AEB. Elle vous permet de prendre 3 photos à chaque shoot avec un EV de 0, -0.7, +0.7.

Pour la vidéo, les prises de vues sont aussi satisfaisantes même sans la définition 4K. La caméra filme en FHD 1920 x 1080p à 30i/s en vidéo en format MP4. Si vous êtes très pointilleux sur la qualité des images, orientez vous plutôt vers les autres gammes un peu plus sophistiqué de DJI comme le Phantom 4 Advanced où le 4K est disponible (mais la qualité a son prix), en effet, le DJI Spark est un dronie plutôt pour usage familiale et non pas professionnel et à ce niveau, la qualité d’image qu’il produit est plus que satisfaisant.

Pour la stabilisation de l’image, le DJI Spark dispose d’une nacelle à deux axes qui compense l’inclinaison et le roulis. Eh oui ! Il n’y pas de 3ème axe, la prise en charge de cet axe se fait par logiciel. En fait,  la caméra filme bien en 4K, mais l’image est recadrée en FHD pour permettre au logiciel de stabiliser les images, c’est le 3ème axe de stabilisation, mais pas en mécanique. Et le résultat est plus que probante. Le DJI Spark produit d’excellentes images très stables et fluides même en cas de mouvements brusques du drone.

La connexion se passe par Wifi à 5.8Ghz ou 2.4GHz. Sans obstacle, la portée du signal est de 100m et en hauteur la portée du signal est de 50m. La transmission vidéo se fait avec un peu de latence ne permettant pas le pilotage en immersion malgré la compatibilité du drone avec les lunettes DJI Goggles. Les performances de DJI Spark sont légèrement bridées en utilisation avec le smarphone, par contre avec la radiocommande le DJI Spark montre toute sa performance. La portée du signal va plus loin, on parle d’une transmission vidéo à 720p sur une distance maximale de 500m. La vitesse du drone est aussi augmentée pour atteindre les 50km/h annoncée.

Le stockage des prises de vues peut se faire soit sur une carte mémoire micro SD, soit sur votre smartphone en passant par le drone. Pour sauvegarder vos prises de vues, il vaut mieux utiliser une carte mémoire performante de classe 10  ou UHS-I. En cas de stockage sur le smartphone, les images seront enregistrées à la volée en même temps que la prise de vue se fait. La résolution de la photo deviendra alors de 1024 x 768px et la résolution vidéo passera à 1280 x 720px.

En vol, le DJI Spark est un modèle de stabilité. Il est doté 24 processeurs et de différents capteurs et systèmes pour le stabiliser en vol et  maintenir  un vol stationnaire ultra précis.

  • Vision Positioning System : Ce système est composé d’une série de capteurs visuels et à ultrason. Le Vision Positioning Système permet d’avoir n vol stationnaire très précis. Une caméra verticale filme le sol et envoi des images en temps réel au contrôleur de vol qui les analyse. Si l’image transmise par la caméra change, cela veut dire que le drone bouge. Si le contrôleur de vol ne perçoit pas de commandes venant du pilote, il compense la dérive du drone. Les capteurs à ultrasons mesurent la distance entre le sol et le drone en vol par émission d’ultrasons à intervalle régulier. L’ultrason envoyé est réfléchi par le sol et retourne vers le capteur. C’est le temps que met ce son à revenir vers le capteur qui lui permet de calculer la hauteur du drone par rapport au sol et de maintenir cette stabilité. Avec ce système actif, la précision de la stabilité  verticale est de ± 0.1m, la précision de la stabilité du vol stationnaire horizontal est de ± 0.3 m. Ce système permet donc de voler avec une grande stabilité même sans positionnement GPS comme avec les vols en intérieur.

Ce système montre toute son efficience quand le drone évolue à une vitesse inférieure à 30km/h, à une hauteur comprise entre 50cm et 3m, à une distance minimale de 50cm et pas plus loin que 3m et enfin de préférence dans un environnement avec une bonne luminosité.

  • Capteurs IMU : Les capteurs IMU  ce sont l’ensemble du gyroscope 3 axes, l’accéléromètre 3 axes, et le baromètre altimétrique. Ces capteurs agissent en collaboration avec le Vision Positioning System et servent aussi à stabiliser le vol du drone.

Le DJI Spark est équipé d’un double système de positionnement avec le GPS et le Glonass doublant ainsi les possibilités lors de l’acquisition de la connexion avec le satellite.

Pour plus de sécurité en vol, le DJI Spark dispose d’un système de détection d’obstacle frontal. Ce système fonctionne avec un rayon proche de l’infrarouge. Pour bien fonctionner, le drone doit évoluer à une vitesse inférieure à 36km/h à une altitude entre 0 et 8m à une distance maximale de 30m. Le système est beaucoup plus efficace sur une surface régulière qui réfléchit bien la lumière. Pour la détection en 3D, la portée est comprise entre 20cm et 3m, l’obstacle devrait avoir une dimension de 20 x 20cm et il faudrait une bonne luminosité ambiante.

Fonctionnalité

Pour commencer à utiliser le DJI Spark, ce n’est pas difficile. Il suffit de fixer les hélices et la batterie et il est prêt à prendre les airs. Le drone se pilote de 3 façons différentes soit avec des gestes, soit avec un smartphone, soit avec une radiocommande (non fournie sur la version standard).


Décollage/atterrissage (Precision Landing) : Pour le décollage, le but est unique, faire s’envoler le drone, mais il y a différentes manières de faire. Vous pouvez le faire décoller d’un geste de la main, d’un clic sur votre smartphone ou par le bouton dédié sur la radiocommande. Une fois que le drone reçoit la commande de décollage, le Spark s’élève  1 mètre de hauteur et reste là sans bouger (littéralement, tellement le vol stationnaire est stable) en attendant un commande venant du pilote.


Pour l’atterrissage aussi, il y a différentes façon de procéder. Soit en appuyant sur le bouton de décollage et d’atterrissage sur la radiocommande ou le smartphone, soit en le faisant descendre doucement jusqu’à ce qu’il atteigne le sol et il s’arrête tout seul, soit en demandant un RTH. Il faut savoir que le RTH  est la manière la plus sécurisée pour faire atterrir le drone. En effet l’atterrissage en RTH  bénéficie de la détection d’obstacle, du Landing Protection qui scanne le sol pour s’assurer que l’endroit de l’atterrissage convienne au drone et enfin de la Précision Landing, d’une efficacité exemplaire qui fait atterrir le drone à l’endroit précis où il a décollé.

En vol/ contrôle par gestuelle/contrôle par commande/ contrôle par smartphone : Pour piloter ce drone, vous avez le choix entre utiliser des gestes de la main, utiliser votre smartphone, ou utiliser une radiocommande.

La commande par gestuelle est une fonction qui en est encore à ses balbutiements chez les autres constructeurs. Ici DJI a réellement exploité ce concept dans un drone destiné aux selfies. Plus besoin de télécommande ni de smartphone, il vous suffit de faire un geste, le drone le reconnait et il fait les prises de vues de lui-même. Pour commencer, il faut  mettre le drone face à vous, appuyez deux fois sur le bouton power pour qu’il scanne votre visage du haut vers le bas et de gauche vers la droite. Ensuite il décolle automatiquement et attend vos ordres.  Ensuite, vous n’avez plus qu’à le faire signe pour qu’il obéisse. Le drone reconnait plusieurs mouvements. Tendez la paume de la main devant vous et faites la bouger dans la direction que vous souhaitez et le drone suivra. Avec deux doigts de chaque main, mimez un cadre  et il prend des photos, faites lui un petit signe au revoir de la main et il s’éloigne de 10 m, prend une photo et revient. Ce qu’il faut savoir c’est qu’avec cette fonction, le drone ne filme pas. Il prend des photos quand vous lui indiquez de la faire.


C’est avec la radiocommande que vous tirerez le meilleur de votre drone. Portée du signal, vitesse, caméra, photos, tout est disponible avec la radiocommande alors qu’avec le gestuel vous ne disposez pas de prises de vue en vidéo et qu’avec le smartphone, les performances du drone sont un peu bridées pour plus de sécurité.

Pour piloter avec un smartphone, vous devez télécharger l’application DJI GO 4 compatible sur Android et IOS. La connexion entre le drone et le smartphone se fait par wifi et comme d’habitude l’interface de DJI GO est bien complète. Vous y trouverez les données de vol, vous pourrez régler les paramètres du drone et changer de mode de vol ou activer les modes de vol automatisés. DJI y a inséré un système de sécurité qui vous renseigne sur les zones interdits de vol.

Avec l’application DJI Go vous pouvez partager vos en direct sur des plateformes comme Facebook Live ou Youtube par exemple. Mais pour cela il faut avoir une connexion en  4G car le réseau Wifi étant utilisé pour la connexion entre le drone et le smartphone, c’est le réseau d’internet mobile qui prendra en charge la diffusion de la vidéo. Autre chose,  pour le moment cette fonction n’est disponible que sur les smartphones IOS  (Iphone) et ne fonctionne pas avec Android. Pour créer le live, il faut partager l’autorisation d’accès à Youtube  ou à Facebook avec DJI GO, sélectionner qui peut voir la vidéo, saisir le commentaire, indiquer si on veut recevoir des commentaires, si on veut enregistrer le son ou pas et lancer l’enregistrement ne direct.

Le DJI Spark dispose de différents modes  de vol automatisés  disponibles :

  • L’Active Track : le drone suit la cible quand elle bouge. Il peut évoluer devant, sur les flancs ou derrière la cible
  • Le Tap Fly : vous tapez un endroit à l’écran et le drone se rend automatiquement à cet endroit. Cette fonction possède quelques options comme le fait de garder toujours la même altitude durant le déplacement.
  • Tripod : le drone vole à une vitesse réduite et régulière des plans lents ou fixes

Le DJI Spark dispose aussi de nouvelles fonctionnalités liées au Quickshot :

  • Circle : avec ce mode, le drone pointe la caméra vers  la cible et tourne autour d’elle en gardant toujours au centre du cercle même si elle se déplace.
  • Dronie : avec ce mode, le drone pointe la caméra sur la cible et s’éloigne doucement en prenant de l’altitude
  • Fusée : le drone prend de la hauteur avec la camera dirigée au sol
  • Spirale : la caméra reste sur la cible tandis que le drone évolue en une spirale ascendante autour de la cible

En tant que drone dédié aux selfies, le DJI Spark dispose aussi de fonctionnalités nouvelles en mode photo.

Avec sa technologie de vision 3D, le Shallow Focus permet d’obtenir des photos avec une faible profondeur de champs. Le pano permet de créer une grande image panoramique horizontale et verticale en prenant des séries de photos sous différents angles puis en les assemblant ensuite pour former une seule grande photo panoramique.

Conclusions

Comment ne pas craquer quand on connait ce mini drone ? Il est petit, amusant et performant. Le mode de commande avec les gestes est vraiment sympa et le fait qu’il soit possible de piloter ce drone avec une radiocommande l’est encore plus. Je déplore quand même l’autonomie et la portée du signal un peu trop juste et le prix de ce drone qui est dans les 799€ radiocommande  ase de recharge à brancher sur le secteur et seconde batterie comprise.

Que pensez vous de notre test du DJI Spark ?

Nous avons beaucoup appréciez le DJI Spark et nous espérons que vous avez trouvé ce test utile ! Si c’est le cas vous pouvez voter et donner une bonne note à ce guide 🙂

Test du drone DJI Spark
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